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Ban Ki-moon dénonce "un permis de massacrer" en Syrie

13/07/2012 04:42 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré vendredi que l'inaptitude du Conseil de sécurité de l'ONU à faire pression sur le président syrien Bachar al-Assad équivalait à lui octroyer "un permis de massacrer".

S'exprimant après la tuerie de Treimsa, Ban Ki-moon a poussé le Conseil de sécurité, actuellement très divisé, à "envoyer un message fort à tout le monde pour dire qu'il y aura des conséquences" si le plan de paix prôné par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, n'est pas respecté.

"J'appelle tous les Etats membres à prendre une décision collective et décisive pour faire arrêter immédiatement la tragédie en Syrie", a déclaré M. Ban dans un communiqué. "L'inaction devient un permis de massacrer".

La tuerie de Treimsa, "un massacre horrible" qui a coûté la vie à 150 personnes, fait planer "de sérieux doutes" sur la volonté du président Bachar al-Assad de se conformer au plan de paix, a encore dit le secrétaire général de l'ONU.

M. Ban "condamne fortement" l'usage aveugle d'artillerie lourde et les bombardements sur des zones civiles dans le massacre de jeudi.

Ce massacre était une violation du plan de paix de Kofi Annan et des résolutions du Conseil de sécurité, a poursuivi Ban Ki-moon.

"Il s'agit d'un sinistre rappel que les résolutions du Conseil de sécurité continuent à être bafouées", a écrit de son côté Kofi Annan dans une lettre.

L'utilisation de chars, d'artillerie et d'hélicoptères est "une violation des obligations du gouvernement syrien de cesser d'utiliser des armes lourdes dans les villes", a ajouté M. Annan.

Ce dernier a, lui aussi, appelé le Conseil de sécurité à "lancer un message et à faire savoir qu'il y aura des conséquences pour ceux qui n'appliquent pas" son plan de paix.

"C'est impératif et urgent au vu des derniers événements", a-t-il conclu.

Les 15 Etats membres du Conseil ont repris vendredi leurs discussions sur un projet de résolution sur la Syrie, avec deux textes concurrents. L'un, déposé par les Occidentaux, menace Damas de sanctions économiques si les forces gouvernementales syriennes ne cessent pas leurs attaques à l'arme lourde. L'autre, de facture russe, n'évoque pas cette possibilité de sanctions. Ces négociations piétinent, selon des diplomates.

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