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Algérie: décès d'un garde communal blessé lors d'une manifestation à Alger

13/07/2012 07:58 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

Un garde communal blessé lundi lors de heurts entre les forces de l'ordre et des membres de ce corps de sécurité participant à une marche à Alger, a succombé jeudi à ses blessures, a-t-on appris vendredi auprès d'un de leurs représentants, une version démentie par la police.

"Saïd Lasfar, 56 ans, blessé lors de la marche lundi, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital de Khemis Miliana", 120 km à l'ouest d'Alger, a déclaré à l'AFP le délégué national des gardes communaux, Lahlou Aliouat.

Selon l'hôpital, il est mort des suites d'une "hémorragie accidentelle", a-t-il précisé.

La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) attribue pour sa part le décès du garde communal à une "mort naturelle".

"Le décès du regretté est survenu suite à une maladie chronique", a déclaré vendredi à l'AFP le chargé de communication de la DGSN, le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, démentant "formellement" que le décès soit lié à des blessures contractées lors de heurts avec la police.

Des dizaines de milliers de gardes avaient participé lundi à une marche de près de 50 km vers la capitale, pour réclamer une amélioration de leur statut.

Des heurts entre la police et les manifestants avaient fait plusieurs dizaines de blessés à l'entrée d'Alger, où des centaines de policiers avaient été déployés.

Le ministère de l'Intérieur avait indiqué mardi avoir accédé à plusieurs demandes de ce corps de sécurité créé en 1994 pour lutter contre les groupes armés islamistes, notamment la mise en oeuvre d'un nouveau régime indemnitaire permettant une hausse de la prime de rendement de 20 à 30%.

"Le ministère de l'Intérieur veut tromper l'opinion publique après la réussite de la manifestation de lundi. Aujourd'hui le vrai problème reste le statut de la garde communale", a estimé M. Aliouat.

Selon ce délégué, les gardes réclament un statut identique à celui des forces de sécurité engagées dans la lutte contre les islamistes armés. "Nous sommes toujours considérés comme des agents de l'administration alors que nous effectuons souvent des missions militaires", a dit M. Aliouat.

abh/cnp

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