NOUVELLES

Simon Whitfield sera le porte-drapeau du Canada aux Jeux olympiques de Londres

12/07/2012 10:30 EDT | Actualisé 11/09/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le triathlète Simon Whitfield sera le porte-drapeau du Canada lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres, a annoncé jeudi le Comité olympique canadien, sur la colline parlementaire à Ottawa.

Whitfield, 37 ans, était l'un des favoris pour obtenir cet honneur, en compagnie de la cycliste Catharine Pendrel et du vétéran cavalier en sauts d'obstacle Ian Millar.

Le plongeur québécois Alexandre Despatie avait fait savoir d'avance qu'il avait «respectueusement refusé» la possibilité d'être sélectionné.

Whitfield — un athlète originaire de Kingston en Ontario qui habite dorénavant à Victoria — a raflé la médaille d'or aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, quand le triathlon avait fait ses débuts aux JO. Il avait ensuite mérité l'argent à Pékin en 2008.

Il a aussi récolté 14 victoires à la Coupe du monde et 21 podiums en plus de sept classements au top 10 aux Championnats du monde et 10 titres du championnat canadien.

«C’est un honneur d’avoir l’occasion de porter notre drapeau tout en représentant le sport du triathlon», a déclaré l'athlète avec un large sourire.

La discipline, qui fait partie des Jeux pour une quatrième fois en 2012, combine la course à la nage et au cyclisme.

«Mais le plus important, c’est un privilège d’être celui qui mènera cette fantastique équipe d’athlètes canadiens qui se sont dévoués en vue de réaliser leur rêve olympique et représenter notre pays sur la plus grande scène sportive au monde», a souligné celui qui précédera le cortège des 277 athlètes canadiens lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de 2012.

Peu après que son nom ne soit révélé jeudi, il a agité un immense unifolié, un prélude à la tâche qui lui sera confiée à son entrée dans le stade londonien dans deux semaines. Le drapeau, trop grand pour l'espace restreint devant la flamme éternelle en face du parlement, s'est enroulé autour de l'athlète qui s'est finalement dépris avec élégance et bonne humeur.

Le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, a expliqué le choix du porte-drapeau, un rôle beaucoup plus important qu'il ne l'avait d'abord imaginé, a-t-il admis.

«Le meilleur pour être le leader des leaders, et aussi, accepté par les autres leaders qui sont des champions. Et c'était, unanimement, lui», a déclaré M. Aubut en parlant de Simon Whitfield.

Malgré son rôle de représentant du Canada pour les Jeux olympiques, le double médaillé olympique est unilingue anglophone.

Mais le bilinguisme n'était pas un critère de sélection du comité, a expliqué la médaillée olympique et chef de mission adjointe pour les Jeux de 2012, Sylvie Bernier.

«La langue... J'ai toujours dit que les athlètes s'expriment sur le terrain, sur le plateau des sports. Simon est un excellent porte-parole, un excellent porte-drapeau».

Le choix du porte-drapeau est fait «par rapport aux performances sportives, aux idéaux olympiques, aux valeurs», a-t-elle fait valoir.

Le Comité olympique canadien en a aussi profité pour annoncer officiellement l'équipe qui participera aux prochains Jeux.

Les 277 athlètes vont compétitionner dans 26 disciplines, appuyés par 93 entraîneurs et une équipe de mission de 137 personnes.

Le vétéran sera le cavalier en sauts d'obstacle Ian Millar, âgé de 65 ans, et la plus jeune est la gymnaste Victoria Moors qui n'est âgée que de 15 ans.

La cérémonie a été brièvement interrompue par un médecin d'Ottawa qui en a profité pour interpeller les deux ministres du gouvernement Harper présents, sur l'abolition des soins médicaux gratuits pour certaines catégories de réfugiés. Jeudi, le docteur Doug Gruner dit s'être présenté car il n'avait pas été capable de se faire entendre des ministres du gouvernement au sujet des demandeurs d'asile.

La cérémonie d'ouverture des Jeux de Londres aura lieu le 27 juillet et signalera le début officiel de la quinzaine des JO de 2012.

Le porte-drapeau joue un rôle d'ambassadeur et a aussi des responsabilités protocolaires et médiatiques. Certains ont refusé le rôle dans le passé vu les responsabilités qui s'ajoutent à leur entraînement.

D'autres croient que la tâche attire la malchance pour les compétitions.

«Non, c'est un porte-bonheur», a démenti en riant Simon Whitfield.

PLUS:pc