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ONU/Ventes d'armes: la présidente du Liberia plaide pour un traité efficace

12/07/2012 03:53 EDT | Actualisé 11/09/2012 05:12 EDT

La présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf a lancé jeudi un appel pressant aux négociateurs réunis à New York pour mettre au point un traité sur le commerce des armes, en s'appuyant sur l'exemple de son pays ravagé par 14 années de guerre.

"Notre expérience me conduit à plaider pour l'adoption" d'un tel traité, a-t-elle déclaré dans un message vidéo, exhortant les pays de l'ONU à "saisir cette occasion unique de mettre en place des contrôles stricts pour réglementer le commerce des armes".

Elle a affirmé qu'un traité devrait couvrir non seulement les armes légères mais aussi les munitions, évoquant les trafics d'armes qui ont alimenté la "bataille pour Monrovia" en 2003.

"L'expérience du Liberia et celle d'autres pays en Afrique et ailleurs dans le monde montrent que sans un tel traité, les violences armées et les guerres continueront d'être alimentées par des transferts d'armes irresponsables", a-t-elle conclu.

Outre les pertes humaines, a souligné la lauréate du Prix Nobel de la Paix, les conflits en Afrique coûtent plus de 18 milliards de dollars par an aux économies africaines, "une somme que notre continent ne peut pas se permettre de perdre".

La conférence sur un traité international sur le commerce des armes classiques (TCA), ouverte la semaine dernière, doit durer jusqu'au 27 juillet au siège de l'ONU. Un des objectifs est d'empêcher les transferts d'armes qui pourraient être utilisées contre les civils ou alimenter un conflit.

Les travaux ont été retardés par des querelles de procédure et les négociations piétinent, selon des diplomates, beaucoup de pays exportateurs ou importateurs d'armes s'efforçant d'affaiblir la portée du texte au gré de leurs intérêts. Ainsi les Etats-Unis tentent d'exclure du traité les munitions tandis que la Chine refuse qu'il couvre les armes de petit calibre.

avz/bdx

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