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Le Français Pierre Rolland s'impose comme roi des Alpes au Tour de France

12/07/2012 01:14 EDT | Actualisé 11/09/2012 05:12 EDT

LA TOUSSUIRE, France - Le Français Pierre Rolland s'est envolé dans l'ultime ascension pour remporter la 11e étape du Tour de France, jeudi, tandis que le Britannique Bradley Wiggins a détalé devant Cadel Evans au même endroit pour accroître son avance au classement général.

Rolland a complété l'étape de 148 km entre Albertville et La Toussuire-Les Sybelles en quatre heures, quarante-trois minutes et 54 secondes.

Le coureur d'Europcar s'est de nouveau montré impérial dans les Alpes un an après avoir battu l'Espagnol Alberto Contador à l'Alpe d'Huez pour remporter une étape du Tour.

«Ça fait six mois que j'en rêve de cette étape, a déclaré le vainqueur du jour. Je suis allé au bout de moi-même. Je n'avais plus rien dans les jambes. Je n'avais plus que ma tête. J'ai repensé à tous ces entraînements, tous ces sacrifices que j'ai faits. Je n'ai pas lâché.»

Le Français s'est fait une belle frayeur avec une chute lors de la descente du col du Mollard. Mais il a réussi à se relever pour lâcher ses compagnons d'échappée à 12 kilomètres de l'arrivée.

«J'ai trop joué de malchance sur ce Tour pour me laisser abattre par une petite chute comme ça», a commenté Rolland.

Thibaut Pinot (FDJ-Bigmat) a devancé au sprint le Britannique Christopher Froome (Sky) pour finir deuxième, 55 secondes derrière Rolland.

Bien épaulé par ses coéquipiers, Wiggins (Sky) a résisté à une attaque dans le final de l'Italien Vincenzo Nibali (Liquigas-Cannondale) pour conserver son maillot jaune.

Evans (BMC), le tenant du titre, est le grand perdant de cette étape. L'Australien a connu une grande défaillance dans les six derniers kilomètres et rétrograde de la deuxième à la quatrième place au général à 3:19 de Wiggins. Froome s'est emparé de la deuxième place à 2:05 de son leader Wiggins. Nibali se tient en embuscade à la troisième place, 2:23 derrière Wiggins.

«Je pense que cette étape a répondu aux attentes, et qu'elle était bien la plus dure, a déclaré Wiggins. Nous avons gagné sur Cadel beaucoup plus de temps que ce que je pensais.

«Une fois dans la dernière ascension le soulagement a commencé à venir, car je me rappelais très bien des trois derniers kilomètres, qui sont un peu plus roulants, a expliqué le maillot jaune. Une fois que Cadel a été lâché, et qu'il n'est plus resté qu'un tout petit groupe, il y a eu un nouveau soulagement, encore plus palpable. Je me suis dit — ça y est on l'a fait, cette étape est maintenant derrière nous !»

L'ascension du col de la Madeleine, première difficulté de la journée, a donné lieu à plusieurs escarmouches. Un groupe de 28 coureurs s'est formé pour atteindre le sommet du col classé hors catégorie avec une avance de 2:55 sur le peloton.

Le tracé court mais particulièrement ardu de l'étape a permis d'opérer une sélection sévère, le peloton explosant lors de l'escalade du col de la Croix de Fer.

Evans a placé une accélération foudroyante au 81e kilomètre pour tenter de rattraper son retard sur Wiggins au classement général. Mais le maillot jaune ne s'est pas affolé, tranquillement calé dans la roue de son équipier Michael Rogers. L'équipe Sky a comblé l'écart au train pour reprendre Evans avant le sommet du col de la Croix de Fer.

«Lorsque (Evans) a attaqué, j'ai été surpris parce qu'il y avait encore une très longue route jusqu'à l'arrivée, a commenté Wiggins. Attaquer pour maintenir un rythme aussi élevé sur une distance aussi longue… c'était une surprise.

«Je me suis simplement concentré sur mes efforts, en cherchant à rester constant», a-t-il ajouté.

La 12e étape de 226 km entre Saint-Jean-de-Maurienne et Annonay Davézieux, vendredi, mettra à nouveau les organismes à rude épreuve sur un parcours accidenté.

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