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Endurance - L'arrêt du programme Peugeot Sport chiffré à 25 millions d'euros

12/07/2012 11:36 EDT | Actualisé 11/09/2012 05:12 EDT

L'arrêt du programme sportif de Peugeot Sport en endurance et aux 24 Heures du Mans, annoncé et décidé début 2012, a été chiffré à 25 millions d'euros minimum, hors-reclassement du personnel, selon une enquête menée par le mensuel spécialisé Formules, paru cette semaine.

Alors que les 908, notamment en version hybride, étaient prêtes à courir et devaient participer à une séance d'essais à Sebring (Etats-Unis), le 18 janvier, et que les cartons d'invitation à la présentation du programme 2012 à la presse avaient été envoyés, tout s'est arrêté brutalement.

Six mois plus tard, en citant des sources internes à Peugeot, le magazine français fait l'inventaire des coûts induits par cet arrêt du programme sportif, officiellement pour "se concentrer sur les lancements de nouveaux modèles prévus en 2012".

Selon Formules, "60 à 70% des dépenses étaient engagées pour 2012, soit quatre nouveaux châssis et 16 boîtes de vitesse", et "le contrat de fabrication de moteurs avec Mécachrome était en cours, plus cher depuis l'apparition d'éléments mobiles en titane courant 2011".

En outre, "tous les déplacements, locations, hébergements" correspondant au huit manches du nouveau Championnat du monde d'endurance (WEC) "étaient réservés et payés".

Au moment de l'arrêt du programme, la facture était donc déjà de 20 millions d'euros, en commandes livrées, à ajouter à un million d'euros pour l'interruption des prestations de 60 prestataires de bureaux d'études.

Le cas des 130 salariés de Peugeot Sport est aussi évoqué en détail par l'enquête du rédacteur en chef de Formules, Pascal Dro. Soit une masse salariale pesant quatre millions d'euros sur six mois, charges comprises, en ne comptant que les mécanos, ingénieurs et cadres, dont le directeur Olivier Quesnel, payé mais inactif entre février et son départ fin juin.

La facture des neuf pilotes sous contrat pour 2012 est estimée à 1,5 million d'euros, tous ayant été payés pour ne pas courir. Certains, comme le Brésilien Luca di Grassi, ont attaqué Peugeot pour le préjudice subi dans leur carrière et le surcoût pourrait être d'un million d'euros. La plupart ont retrouvé du travail dans des équipes moins prestigieuses.

Enfin, pour alléger le coût du programme sportif pour le groupe PSA, les principaux parraineurs (Total, PlayStation, etc.) étaient prêts, comme chaque saison depuis 2007, à apporter une bonne partie du budget, soit 10 millions d'euros en 2012, selon cette enquête. Une somme à passer elle aussi par pertes et profits.

dlo/heg

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