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Conflit étudiant au Québec: le syndicat la Classe veut inciter au vote

12/07/2012 12:12 EDT | Actualisé 11/09/2012 05:12 EDT

Le syndicat étudiant la Classe a annoncé jeudi qu'il s'inviterait dans les villes et villages du Québec pour expliquer ses "valeurs et ses idées", nouvelle forme de mobilisation pour inciter les jeunes à voter après bientôt six mois de conflit.

"La jeunesse a quelque chose à dire et malheureusement on ne l'a peut-être pas assez entendue", a déploré Gabriel Nadeau-Dubois, l'un des porte-parole de la Classe, alors que des élections législatives anticipées se profilent au Québec, début septembre, notamment pour trancher sur la crise étudiante.

Le gouvernement libéral de Jean Charest "a voulu détourner l'attention des enjeux principaux", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Le syndicat entend donc parler plus en profondeur des enjeux de la province en allant rencontrer directement la population.

Les organisations étudiantes mettent tout en oeuvre pour inciter les étudiants à aller voter, malgré le handicap d'une campagne en août, période où les jeunes rentrent souvent dans leurs familles.

"Les étudiants ont été mobilisés durant tout le printemps contre la hausse des droits de scolarité. Notre priorité est maintenant de s'assurer qu'ils iront voter", a déclaré Yanick Grégoire, vice-président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui représente 125.000 membres, dans le journal La Presse.

Les militants de la Classe ont rédigé un manifeste intitulé "nous sommes avenir" qu'ils comptent distribuer tout au long de leur tournée estivale qui les mènera dans presque toutes les régions du Québec, de Rimouski à Baie-Saint-Paul.

Dans ce manifeste, les revendications dépassent largement le cadre du conflit étudiant. Ils prônent un Québec "juste, égalitaire, plus vert aussi", appelant à davantage de "démocratie directe".

La Classe a d'ailleurs promis que ses militants ne resteraient "pas silencieux" pendant la campagne, reconnaissant que ses troupes allaient "devoir rapidement s'adapter selon les scénarios", à l'issue de l'élection.

Le conflit étudiant porte sur une hausse prévue des droits de scolarité de 82% sur sept ans.

vs/chv

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