NOUVELLES

Romney critique Obama pour avoir dit qu'Hugo Chavez ne représente pas ne menace

11/07/2012 07:11 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Le candidat républicain à la Maison-Blanche, Mitt Romney, a affirmé mercredi que le président Barack Obama est «tout simplement naïf» s'il pense que le président du Venezuela ne représente pas une menace pour les États-Unis.

L'ancien gouverneur du Massachusetts a fait ces commentaires après une entrevue de Barack Obama cette semaine avec une chaîne de télévision de Miami, dans laquelle il s'est fait demander de décrire les relations entre le président du Venezuela, Hugo Chavez, et l'Iran.

«Nous sommes toujours préoccupés par la possibilité que l'Iran s'engage dans des activités de déstabilisation autour du monde», a déclaré le président Obama dans l'entrevue. «Mais dans l'ensemble, ma perception est que ce que M. Chavez a fait au cours des dernières années n'a pas un impact très sérieux sur notre sécurité», a-t-il ajouté.

Mitt Romney, qui tente de s'imposer autant dans les dossiers de sécurité nationale qu'auprès des électeurs hispaniques, a estimé que la déclaration du président était «peu judicieuse et mal orientée».

«L'idée que ce pays et ce président (Hugo Chavez) ne posent pas de menace pour la sécurité nationale est tout simplement naïve et constitue une extraordinaire admission de ce président (Barack Obama) qu'il est totalement déconnecté de ce qui se passe en Amérique latine», a dit M. Romney lors d'une entrevue sur Fox News.

Barack Obama a déclaré que les États-Unis restaient «vigilants» face au Venezuela. Mais il a aussi affirmé que sa principale préoccupation était de s'assurer que «le peuple vénézuélien ait une voix dans les affaires du pays» et qu'il ait droit à des élections libres et justes, «ce qui n'est pas toujours le cas».

Hugo Chavez a des relations étroites avec l'Iran et a déjà accueilli des responsables iraniens au Venezuela. Il tentera de se faire réélire en octobre.

Le président Chavez est détesté par de nombreux Vénézuéliens qui vivent aux États-Unis à cause de ses politiques défavorables aux entreprises, à la liberté d'expression et à l'opposition politique.

Le nombre de Vénézuéliens qui vivent aux États-Unis de façon permanente a doublé en dix ans pour atteindre 238 000 personnes, selon les données du recensement. Plus de la moitié d'entre eux vivent en Floride, un État stratégique pour l'élection présidentielle de novembre aux États-Unis.

PLUS:pc