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Québec: possibilité d'élections législatives anticipées le 4 septembre (presse)

11/07/2012 02:41 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre du Québec, Jean Charest, envisagerait d'organiser des élections législatives anticipées dans la province canadienne francophone dès le 4 septembre, a indiqué mercredi le quotidien La Presse.

"S'il n'en tient qu'à Jean Charest, le Québec sera plongé en campagne électorale dès le mercredi 1er août", a affirmé le quotidien La Presse, citant des sources proches du parti au pouvoir et du gouvernement. En vertu de la loi électorale, une campagne dure entre 33 et 39 jours au Québec.

Au pouvoir depuis 2003, le Premier ministre, qui briguera un quatrième mandat, souhaite des élections "le plus rapidement possible", a ajouté le journal, notamment pour dénouer le conflit étudiant qui a secoué la province ce printemps, même si Jean Charest peut, théoriquement, continuer de gouverner jusqu'en décembre 2013.

Si ce scénario se confirme, l'essentiel de la campagne électorale se déroulerait pendant la période des vacances estivales, "une perspective rassurante pour un gouvernement qui n'a pas envie de faire campagne sur un bilan de neuf ans", a précisé La Presse.

La campagne coïnciderait avec la reprise prévue mi-août des cours dans les collèges et universités, où les étudiants ont fait grève au printemps et dont le trimestre a été suspendu en mai par une loi qui limite le droit de manifester.

L'hypothèse d'élections prochaines a été accréditée mercredi par un député du Parti libéral de M. Charest, Norman MacMillan.

En confirmant à la presse qu'il se retirait de la vie politique, M. MacMillan a indiqué qu'il aurait souhaité faire cette annonce le 31 juillet mais que le Parti libéral lui avait demandé de précipiter son départ afin de laisser le temps à son successeur de se mettre en selle.

Les derniers sondages, réalisés il y a un mois, donnaient le Parti libéral de M. Charest au coude-à-coude avec les indépendantistes du Parti québécois dans les intentions de vote.

Ils montraient que le Parti libéral demeurait impopulaire dans l'opinion publique, mais qu'il obtenait néanmoins le soutien d'une majorité de Québécois (56%) dans sa volonté d'augmenter de 82% sur sept ans les frais de scolarité à compter de l'automne.

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