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Les étudiants chiliens réclament une plus grande part des profits miniers

11/07/2012 02:53 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

SANTIAGO, Chili - La police chilienne a eu recours aux canons à eau et aux gaz lacrymogènes, mercredi, pour disperser une manifestation d'étudiants qui réclamaient un meilleur partage des profits miniers qui soutiennent la prospérité économique du pays, dans la cadre d'une manifestation marquant le 41e anniversaire de la nationalisation de l'industrie du cuivre au Chili.

Le Chili est le plus important producteur mondial de cuivre et l'une des économies les plus florissantes d'Amérique latine, mais plusieurs Chiliens estiment que cette richesse ne profite pas à tous les citoyens. Le gouvernement du président Sebastian Piñera a été la cible de nombreuses manifestations réclamant des améliorations dans les domaines de l'éducation, du logement et de la santé.

«Nous avons d'immenses ressources, mais elles ne sont pas utilisées pour soutenir les droits fondamentaux des Chiliens, en particulier l'éducation. Nos ressources sont prises par des entreprises étrangères», a affirmé Camila Vallejo, chef de file du mouvement étudiant chilien. «Nous voulons retrouver notre souveraineté. C'est une question de volonté politique.»

Les manifestants ont déployé un immense drapeau chilien devant les bureaux de la société minière Anglo American à Santiago. Ils portaient aussi une grande bannière où l'on pouvait lire: «Si le cuivre était chilien, l'éducation serait gratuite».

Des membres des syndicats miniers se sont joints aux manifestants dans le centre-ville, bloquant plusieurs routes et forçant la fermeture des commerces situés dans une longue rue piétonne de la capitale chilienne.

Le Chili a nationalisé les entreprises étrangères de cuivre en 1971, sous la présidence du socialiste Salvador Allende. L'entreprise publique chilienne Codelco produit environ quatre pour cent du cuivre dans le monde.

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