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Le président égyptien fait sa première visite à l'étranger en Arabie saoudite

11/07/2012 03:51 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Le nouveau président islamiste de l'Égypte s'est envolé vers l'Arabie saoudite, mercredi, dans le cadre de son premier voyage à l'étranger en tant que chef d'État, un choix qui met en évidence les liens étroits entre ces deux puissances régionales.

Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, a déclaré que son gouvernement n'avait aucune volonté d'«exporter» la révolution égyptienne ailleurs dans le monde, une assurance implicite envers l'Arabie saoudite et ses alliés du golfe Persique, qui craignent la possibilité que les manifestations du Printemps arabe se répandent chez eux.

M. Morsi a aussi réaffirmé l'engagement de son pays envers la sécurité de l'Arabie saoudite et de ses alliés du golfe, une référence à peine voilée aux tensions entre ces pays et l'Iran.

Mohamed Morsi devait rencontrer le roi Abdallah plus tard dans la journée.

Des milliers de membres des Frères musulmans ont trouvé refuge en Arabie saoudite dans les années 1950 et 1960 pour échapper à la répression du président égyptien de l'époque, Gamal Abdel-Nasser. Mais les problèmes des autorités saoudiennes avec les groupes islamistes violents ont refroidi les liens de l'Arabie saoudite avec les organisations faisant la promotion d'un islam politique, comme les Frères musulmans.

Environ 1,6 million d'Égyptiens vivent et travaillent en Arabie saoudite, qui est pour sa part l'un des principaux investisseurs en Égypte.

Mohammed Morsi est le premier président égyptien élu démocratiquement. Il a succédé au dictateur Hosni Moubarak, qui avait tissé des liens étroits avec l'Arabie saoudite pendant ses 29 ans de règne. Moubarak a été renversé par un soulèvement populaire en février 2011.

Des médias égyptiens ont plusieurs fois affirmé que les dirigeants saoudiens était mécontents de l'arrestation d'Hosni Moubarak et du procès intenté contre lui. Les médias égyptiens ont aussi affirmé que l'Arabie saoudite avait offert l'asile à Moubarak après son renversement, ce que les autorités saoudiennes ont toujours nié.

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