NOUVELLES

Le Liban suspend son aide médicale aux réfugiés syriens (gouvernement)

11/07/2012 03:03 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

Les autorités libanaises ont suspendu l'aide médicale pour les réfugiés syriens installés dans le nord du pays, a indiqué mercredi un responsable au sein du cabinet du Premier ministre Najib Mikati, suscitant l'inquiétude parmi les organisations aidant les réfugiés.

"L'assistance via le Haut comité de secours a été temporairement suspendue", a-t-il déclaré à l'AFP, en précisant que "la raison de la suspension était technique et non politique".

Le responsable a indiqué que "beaucoup de Syriens venaient au Liban pour des soins, en prétendant qu'ils sont réfugiés, mais ce n'est pas vrai. Ceci provoque une situation de chaos, et le Haut conseil a besoin de temps pour réorganiser son assistance".

Selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 26.900 Syriens sont inscrits comme réfugiés au Liban, les militants estimant toutefois que leur nombre est bien supérieur.

De nombreux blessés syriens, arrivant principalement de régions voisines syriennes comme celle de Homs, cherchent à se faire soigner dans le nord du Liban.

Des militants au Liban ont fait part de leur inquiétude au sujet de la décision du gouvernement, craignant les conséquences pour les blessés syriens.

"Mardi, un homme blessé originaire de Qousseir a été refusé dans l'hôpital gouvernemental de Tripoli", selon Moustapha Obeid, un militant qui coordonne les soins auprès des blessés syriens dans cette ville du nord du Liban.

"Il a dû être emmené dans une clinique privée et son traitement a été entièrement pris en charge par des fonds privés", a ajouté M. Obeid.

Le Comité de coordination des réfugiés syriens au Liban a indiqué dans un communiqué qu'avant la suspension formelle de l'assistance de l'aide aux blessés, certains s'étaient déjà vu refuser des soins il y a plusieurs jours.

"Nous remarquons, par ailleurs, que les conditions de traitement des blessés dans l'hôpital gouvernemental de Tripoli sont médiocres", a estimé le comité. "Nous souhaitons que le gouvernement libanais revienne sur sa décision, qui est contraire aux droits des blessés."

ser/vv/cco

PLUS:afp