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Le bilan des attentats contre deux églises au Kenya passe à 18 morts (hôpital)

11/07/2012 01:01 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

Un patient, blessé lors des attentats perpétrés le 1er juillet contre deux églises du nord-est du Kenya est décédé, portant à 18 morts le bilan de ces attaques, a annoncé mercredi à l'AFP un responsable de l'Hôpital national Kenyatta, où la victime avait été admise.

Ces attentats sont les plus meurtriers depuis l'intervention de l'armée kényane fin 2011 dans le sud somalien contre les insurgés islamistes shebab.

"Le patient est décédé lundi, il avait été admis à l'unité de soins intensifs", a déclaré Kibet Mengich, chargé de communication de l'hôpital Kenyatta, précisant qu'il s'agissait d'un homme de 23 ans.

Le décès du patient n'avait pas été annoncé immédiatement, ses proches n'ayant pas été prévenus. Les sept autres blessés encore hospitalisées sont sorties de l'hôpital", a ajouté M. Mengich.

Le 1er juillet, plusieurs hommes armés et cagoulés avaient ouvert le feu et lancé des grenades sur deux églises de la ville de Garissa, où des fidèles étaient rassemblés pour la messe dominicale.

Dix-sept personnes avaient été tuées sur place ou lors de leur transfert à l'hôpital.

Ces attentats coordonnés n'ont pas été revendiqués, mais sont suspectés constituer de nouvelles représailles à l'opération militaire kényane toujours en cours contre les shebab.

Un compte twitter habituellement utilisé par les shebab s'était félicité de cette "opération réussie à Garissa", sans pour autant en revendiquer clairement la responsabilité.

Garissa, où vit une forte communauté de Kényans d'ethnie somali, se trouve à environ 140 km de la frontière avec la Somalie. La ville est également située à 70 km de l'immense camp de réfugiés de Dadaab, qui accueille près de 465.000 réfugiés essentiellement somaliens.

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