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L'achat de camions pour l'armée est retardé par le gouvernement fédéral

11/07/2012 06:38 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le gouvernement fédéral a mis un frein à la mise à exécution d'un programme de plusieurs millions de dollars visant à remplacer les vieux camions militaires.

Les compagnies avaient jusqu'à 14 h mercredi pour présenter leurs soumissions afin d'obtenir le contrat pour ces camions de logistique, qui sont de taille moyenne. Les véhicules auraient remplacé la flotte actuelle, qui date des années 1980 et qui atteindra bientôt l'obsolescence.

Trois minutes avant l'heure limite, toutefois, le ministère des Travaux publics a envoyé un avis par courriel afin d'informer les soumissionnaires que le contrat avait été annulé.

Le ministère a indiqué que les «circonstances budgétaires et économiques ainsi que la situation des marchés» avaient changé depuis l'annonce du programme en 2006 par le ministre de la Défense de l'époque, Gordon O'Connor.

Le ministère des Travaux publics a déclaré aux soumissionnaires qu'avant d'acheter quoi que ce soit, il était nécessaire de réévaluer le programme afin de «s'assurer que le bon équipement est acheté pour l'armée» et ce, «au montant le plus avantageux possible pour le Canada».

Dans un communiqué publié mercredi soir, la ministre des Travaux publics, Rona Ambrose, a répété que la décision du gouvernement de réévaluer le programme était motivée par le désir d'économiser l'argent des contribuables.

«Il est important de s'assurer que nous obtenons le bon équipement pour nos militaires à un prix adéquat pour les contribuables canadiens», a-t-elle écrit.

Le ministre associé de la Défense nationale, Bernard Valcourt, a ajouté que le gouvernement souhaitait s'assurer que les Forces armées recevaient le meilleur équipement qui soit disponible et ce, dans un processus ouvert et transparent.

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement décide de réviser un programme de remplacement pour les camions militaires. En novembre dernier, le ministère des Travaux publics avait avisé les soumissionnaires de la relance du processus et ce, malgré la pré-qualification de six compagnies et de huit types de camions. Il avait alors évoqué la nécessité de procéder à «des améliorations additionnelles des caractéristiques techniques».

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