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La Fed s'inquiète d'une éventuelle crise et discute de la croissance

11/07/2012 05:11 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - La Réserve fédérale des États-Unis est prête à intervenir de nouveau pour appuyer l'économie américaine en difficulté. Mais le procès-verbal de la rencontre tenue en juin par la banque centrale démontre que ses membres sont divisés pour ce qui est de savoir si l'économie a besoin d'aide dès maintenant.

Quelques membres de la Fed jugent que l'économie a déjà besoin d'un appui supplémentaire. Mais plusieurs autres notent que de nouvelles mesures «pourraient être rendues nécessaires» si la reprise devait perdre son élan, si les risques devenaient plus prononcés, ou si l'inflation semblait reculer sous la cible du comité.

Depuis la dernière rencontre de la Fed, les 19 et 20 juin, la faiblesse du marché de l'emploi s'est poursuivie. Le gouvernement a indiqué vendredi que l'embauche du mois de juin avait été faible pour un troisième mois consécutif, l'économie n'ayant accueilli que 80 000 nouveaux travailleurs.

Les responsables de la Fed ont en outre fait part de leur inquiétude par rapport à l'économie américaine et aux possibles complications qu'elle pourrait devoir affronter si le Congrès ne réussissait pas à éviter les hausses d'impôts et les réductions de dépenses qui doivent entrer en vigueur à la fin de l'année.

Ils ont aussi exprimé certaines craintes vis-à-vis de la crise des dettes en Europe et de son impact sur la croissance américaine.

De nouvelles mesures de relance «ne deviendront pas réalité à moins que la reprise ne perde encore plus de son élan ou qu'une importante complication de la crise de la zone euro ne fasse grimper les risques à la baisse, déjà élevés», a estimé Paul Ashworth, économiste en chef pour les États-Unis chez Capital Economics.

Selon les membres de la Fed, l'économie va vraisemblablement continuer de croître de façon modérée. Mais la banque centrale a réduit sa prévision de croissance lors de sa rencontre de juin, faisant remarquer que le marché de l'emploi s'était affaibli et que les dépenses des consommateurs avaient ralenti. Elle a aussi indiqué qu'elle ne s'attendait pas à ce que le taux de chômage ne recule beaucoup cette année par rapport à son niveau actuel de 8,2 pour cent.

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