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Algérie: le parquet dément des mauvaises conditions carcérales à Relizane

11/07/2012 03:59 EDT | Actualisé 10/09/2012 05:12 EDT

Le parquet général près la cour de Relizane a démenti mercredi les déclarations d'un militant des droits de l'Homme qui avait fait état de mauvaises conditions carcérales et de prisonniers maltraités dans la prison de cette ville située à 340 km à l'ouest d'Alger.

Dans un communiqué diffusé par l'agence APS, le parquet a indiqué que "le concerné tente de tromper l'opinion publique en présentant des informations qui ne reflètent pas l'état de l'établissement pénitentiaire où il purgeait sa peine dans une salle où le nombre de détenus ne dépassait pas 10 personnes".

Selon la même source, la prison en question "dispose de cinq médecins généralistes, deux chirurgiens dentistes et huit psychologues (ainsi que) d'espaces et de structures pour l'exercice d'activités sportive, culturelle et de loisirs".

Le militant des droits de l'Homme, Mohamed Smaïn, qui a passé 18 jours en détention à Relizane, avait dressé mardi un sévère réquisitoire sur les conditions carcérales dans cette prison.

"Ce ne sont plus les lois de la République qui gèrent la prison, ce sont le directeur et les gardiens", avait dénoncé ce militant.

M. Smaïn avait indiqué que l'annexe de la prison de Relizane où il a été détenu, avait été conçue à la base pour 20 personnes à l'époque coloniale. Après l'indépendance en 1962, elle a été réaménagée pour 120 détenus mais actuellement, elle héberge 400 prisonniers, selon ce militant.

M. Smaïn avait été condamné à deux mois de prison en janvier 2002 pour "dénonciation calomnieuse" par le tribunal de Relizane à la suite d'une plainte d'un Groupe de légitime défense (GLD), des civils armés par les autorités pour défendre les villages contre les attaques de groupes armés islamistes.

Il n'a été emprisonné que le 19 juin 2012 puis libéré le 6 juillet en vertu d'une grâce présidentielle.

M. Smaïn avait accusé des GLD d'avoir exécuté des sympathisants islamistes et de les avoir enterrés dans des charniers.

amb/vl

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