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Vente d'armes: les ONG se plaignent d'être écartées de réunions à l'ONU

10/07/2012 04:54 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Les associations invitées à la conférence de l'ONU sur un traité réglementant le commerce des armes conventionnelles se sont plaintes mardi d'être écartées d'une partie des travaux.

A l'issue de "batailles de procédure" qui ont occupé la première semaine de travaux, la conférence a décidé que la moitié des sessions de négociation seraient "fermées à la société civile", a indiqué à la presse Anna McDonald, responsable de la campagne Control Arms pour Oxfam.

"Nous sommes inquiets de constater que dans un domaine comme les ventes d'armes où le secret est de mise, les négociations se déroulent aussi derrière porte close", a-t-elle déclaré.

Les travaux ont d'abord été retardés par une controverse autour de la participation des Palestiniens et du Saint-Siège -- finalement admis comme observateurs -- puis ralentis par plusieurs pays qui rechignent à conclure un traité contraignant, selon des représentants d'ONG et des diplomates. Ils ont cité parmi ces pays l'Iran, l'Egypte, le Venezuela, la Corée du Nord, la Syrie, Cuba et l'Algérie.

"Ces pays ont été très virulents dans leurs efforts pour empêcher la conférence d'avancer", a souligné Anna MacDonald. "Il y a eu une offensive concertée des Etats les plus hostiles pour faire de l'obstruction", a commenté un diplomate.

Dans un discours mardi devant la conférence, l'ambassadeur iranien Mohammed Khazaee a affirmé que le traité ne devait s'attaquer qu'au trafic d'armes, devait exclure les missiles, armes légères et munitions et respecter le "droit" des Etats à assurer leur défense.

Les Européens sont dans l'ensemble favorables à un traité contraignant mais les Etats-Unis demandent que les munitions, jugées trop difficile à contrôler, soient exclues du traité. La Russie et la Chine, grands exportateurs d'armes, ont également des objections.

La conférence, prévue jusqu'au 27 juillet, devait entrer mardi dans le vif du sujet avec la définition des critères d'évaluation des transferts d'armes.

Le futur traité international sur le commerce des armes classiques (TCA) est censé empêcher les transferts d'armes qui pourraient être utilisées contre les civils, en violation des droits de l'homme, ou alimenter un conflit. Chaque pays prendrait sa décision en se fondant sur des critères précis et serait tenu de garder trace des transactions.

avz/bar

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