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UA: Jean Ping dénonce "une stratégie de désinformation" à son encontre

10/07/2012 11:45 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Le président sortant de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a dénoncé mardi "une stratégie de désinformation" à son encontre et a démenti toute intention de céder son poste à la sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma comme l'a affirmé un hebdomadaire sud-africain.

Un sommet de l'UA convoqué dimanche et lundi à Addis Abeba doit tenter de départager les candidatures du Gabonais Jean Ping et de Mme Dlamini-Zuma à la tête de la Commission, l'organe clé de l'organisation continentale, après l'échec d'un précédent sommet à le faire en janvier dernier.

Alors que cette bataille inédite au sein de l'UA divise profondément l'organisation, le Sunday Times d'Afrique du Sud a affirmé dimanche que M. Ping s'apprêtait à renoncer à briguer un second mandat, et à se désister en faveur de Mme Dlamini-Zuma.

"Je suis outré par de telles contrevérités véhiculées par ce journal. (...) J'ai bien l'intention de rester dans la course jusqu'à la fin et j'espère gagner la confiance renouvelée des dirigeants de notre continent, lors du 19e Sommet" dimanche et lundi, écrit M. Ping dans un communiqué.

"L'article du +Sunday Times+ est le dernier en date d'une série de grossiers mensonges et d'insinuations malveillantes qui semblent constituer le cadre d'une stratégie plus large visant à ternir ma réputation et à déstabiliser ma campagne pour ma réélection", poursuit le président sortant.

"J'espère que tous ceux qui sont impliqués dans cette élection mèneront une campagne responsable et digne qui fait honneur à l'Afrique", insiste M. Ping.

Jean Ping, 69 ans, en poste depuis 2008, avait devancé légèrement sa concurrente sud-africaine, actuelle ministre de l'Intérieur et ex-épouse du président Jacob Zuma, lors de trois premiers tours en janvier dernier, mais sans réussir à obtenir du sommet de l'époque la majorité qualifiée requise au quatrième tour.

L'Afrique du Sud a continué depuis à mener une campagne intense en faveur de sa candidate, au nom d'une "volonté de changement" au sein de l'UA.

Les diplomates sud-africains reprochent en privé à Jean Ping de ne pas avoir réussi à faire entendre la voix de l'Afrique dans les crises à répétition depuis un an sur le continent, en particulier lors de la rébellion en Libye qui a chassé du pouvoir, avec le soutien militaire aérien de l'Otan, Mouammar Kadhafi.

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