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Syrie: les Etats-Unis ne croient pas à un rôle "positif" de l'Iran

10/07/2012 04:45 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont rejeté mardi l'idée selon laquelle l'Iran pourrait jouer un rôle "positif" dans la crise en Syrie, énoncée plus tôt par l'émissaire international Kofi Annan lors d'une visite à Téhéran.

"Je ne pense pas que quiconque puisse dire sérieusement que l'Iran a eu un effet positif sur les événements en Syrie", a lancé le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, face aux journalistes dans l'avion présidentiel Air Force One qui transportait M. Obama en Iowa (centre).

M. Annan, en visite à Téhéran mardi pour y discuter de l'évolution du dossier syrien, a de nouveau souhaité que l'Iran soit associé à la recherche d'une solution, ce que les Occidentaux et l'opposition syrienne ont refusé jusqu'à présent en accusant Téhéran de soutenir militairement le régime de Damas dont il est le principal allié.

Un porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell, a rappelé que "l'Iran devait mettre un terme à son comportement destructeur en Syrie et c'est bien sûr, nous l'espérons, une partie du message dont est porteur l'envoyé spécial" Kofi Annan.

Mais aux yeux de M. Annan, "il y a un risque de voir la crise syrienne échapper à tout contrôle et s'étendre à la région" et "l'Iran peut jouer un rôle positif", a-t-il réaffirmé lors d'un point de presse à Téhéran, précisant qu'il continuerait à "travailler" avec les dirigeants iraniens.

L'émissaire international avait dit lundi être convenu avec le président syrien Bachar al-Assad d'une "nouvelle approche" pour tenter de mettre fin aux violences, sans autre précision.

Pour le porte-parole Carney, il faut que le plan initial de M. Annan soit appliqué. "Nous pensons qu'il est essentiel que la communauté internationale soutienne le plan, que ce plan soit appliqué, et que la transition (...) se déroule sans le président Assad", a-t-il dit.

"Nous sommes toujours très sceptiques quant à la volonté d'Assad de tenir ses engagements", a-t-il souligné, prévenant que "s'aligner derrière Bachar al-Assad revient à s'aligner derrière un tyran et placer votre pays du mauvais côté".

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