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Soudan: appels à la libération de deux journalistes, dont une Egyptienne

10/07/2012 11:03 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Des associations de journalistes ont exhorté mardi les autorités soudanaises à libérer deux reporters, une Soudanaise et une Egyptienne, arrêtées il y a une semaine en marge des manifestations contre le le régime.

Le syndicat des journalistes soudanais a estimé que Chaimaa Adil, du journal égyptien Al-Watan, et Marwa Al Tegani, une journaliste soudanaise indépendante, doivent être soit libérées soit poursuivies en bonne et due forme.

"Nous voulons connaître les accusations" qui pèsent sur elles, a indiqué à l'AFP Mekki Elmograbi, chargé de la liberté de la presse et des droits de l'Homme au syndicat.

Les services de sécurité ont indiqué que l'Egyptienne était en bonne santé, mais rejeté une demande de visite formulée par le syndicat, a-t-il dit.

D'après le Committee to Protect Journalists (CPJ), une association de défense de la liberté de la presse basée à New York, Mmes Adil et Tegani ont été arrêtées après avoir couvert des manifestations anti-gouvernementales.

Les autorités n'ont pas révélé "le lieu où elles sont détenues ni les accusations qui pèsent sur elles", indique le CPJ dans un communiqué.

"Les autorités soudanaises ont intensifié leurs persécutions des journalistes ces dernières semaines", a déploré le CPJ, qui a demandé la libération des deux femmes.

Selon l'Organisation soudanaise pour la défense des droits et des libertés, plus de 2.000 personnes ont été arrêtées depuis le lancement, le 16 juin, du mouvement de contestation populaire déclenché par la hausse des prix de l'alimentation.

Ce mouvement a pris de l'ampleur après l'annonce deux jours plus tard d'un plan d'austérité supprimant en particulier les subventions sur les carburants.

Il est marqué par une multiplication de petites manifestations, avec des slogans contre l'inflation et contre le gouvernement, dans de nombreux quartiers de la capitale et d'autres villes du pays.

Les journalistes qui couvrent ces manifestations sont également visés par les forces de l'ordre.

Fin juin, des agents des services des renseignements avaient notamment perquisitionné le bureau de l'AFP à Khartoum et arrêté un collaborateur de l'agence qui avait pris des photos de manifestations anti-régime, avant de le relâcher 24 heure plus tard.

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