DIVERTISSEMENT

Rikers: de Peterborough aux plaines d'Abraham pour le Festival d'été de Québec! (PHOTOS/ENTREVUE)

10/07/2012 09:29 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT
Marc Young

La dernière fois que les Rikers - ces rockers originaires de Peterborough en Ontario - ont donné un concert à Québec, c'était sur la modeste scène de la boîte de nuit Dagobert. Ça, c'était avant hier soir, alors que le quintet a assuré - avec l'énergie et le talent des nouveaux venus - la première partie du concert le plus attendu du Festival d'été de Québec: celui du toujours très vivant Bon Jovi.

Rencontrés à quelques heures de cette première performance « devant plus de quelques centaines de personnes », Ryan, Russ et Colin (Alex et Curt ne pouvaient y être) se disaient très heureux de pouvoir saisir une telle opportunité.

«Nous adorons Québec et faire la première partie d'un groupe à la longévité de Bon Jovi, c'est cool!», a expliqué Ryan. « Nous sommes habitués de jouer dans les bars alors ça sera différent », a ajouté Russ visiblement excité.

Et différent ce fut sur les plaines d'Abraham lundi soir! Cette « incroyable opportunité », les gars l'ont saisie les bras grands ouverts, devant plus de 80 000 spectateurs. Pas mal pour un band composé de rockers dans la jeune vingtaine, qui chantent et rêvent en couleurs pop et en attitude très années 80.

Nostalgie des eighties

C'est en fouillant dans les collections de disques de leurs parents, en savourant de vieux films des années 80 comme Pretty in pink et en ressentant la douce nostalgie de cette époque révolue que Rikers s'est épris de cette époque qu'ils n'ont pourtant pas connue.

Leur premier disque, Island, porte d'ailleurs une influence marquée - et assurée - de groupes comme INXS ou U2 à leurs débuts. « INXS est définitivement une grande influence pour nous», a expliqué Ryan qui considère Michael Hutchence comme l'un des « trois chanteurs de band les plus géniaux de tous les temps. »

« Les gens essaient souvent de généraliser les années 80 mais ce fut une décennie très riche », a-t-il ajouté avant de spécifier que chacun des membres du groupe est un fan d'une certaine période ou de certains artistes des années 80, « ce qui apporte une dimension unique au groupe. »

Leur plaisir? Prendre des éléments des années 80 et les remanier en les modernisant. Tout en essayant d'éviter de se restreindre à un seul style.

« Je n'aime pas devoir nous enfermer dans une petite boîte. Nous aimons avoir la liberté de pouvoir être qui nous voulons au moment où nous le voulons et pouvoir changer de registre et de styles au gré de nos humeurs. »

De la pop assumée

Glamours et stylisés à souhait, les membres de Rikers ressemblent à de véritables stars du rock. Pourtant, ils le disent haut et fort: ils aiment la musique pop.

« Nous voulons faire de la musique pop et être le genre de groupe dont les chansons restent coincées dans la tête. Nous voulons faire le genre de musique que, plus tu écoutes, plus tu aimes et tu en redemandes. Des chansons qui semblent porter sur un thème à la première écoute mais qui finalement, révèlent plusieurs autres sens au fil du temps. »

Si on leur demande de décrire Rikers - exercice qu'ils disent avoir bien du mal à faire - ils finissent pas expliquer qu'ils sont un band à la guitare dominante, au chanteur souhaitant faire entendre sa voix tout en s'assurant qu'il a quelque chose à dire et qu'ils sont, non-pas un, mais bien cinq compositeurs talentueux qui écrivent des chansons en groupe.

« Cela crée beaucoup de débats, d'arguments et de discussions, mais lorsque nous nous mettons d'accord, ça sonne définitivement Rikers. »

Après leur jolie prestation d'hier soir, et cette rencontre aussi rafraîchissante que la pop de mes très jeunes années, il me ne reste qu'à leur souhaiter tout le succès qu'ils méritent; un succès aux effluves des années 80 mais à l'audace résolument de notre temps.

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