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Obama accuse Romney de ne pas avoir de plan pour la classe moyenne

10/07/2012 03:17 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Le président Barack Obama a accusé mardi son adversaire républicain Mitt Romney de ne pas avoir de plan pour renforcer la classe moyenne américaine, contrairement à lui, en affichant sa proximité avec les "cols bleus" dans l'Etat-clé de l'Iowa (centre).

Face à quelque 1.600 personnes rassemblées à Cedar Rapids, au coeur de cet Etat rural en grande majorité peuplé de Blancs, le dirigeant démocrate sortant a affirmé que d'ici à la présidentielle du 6 novembre, "vous verrez les autres dépenser plus d'argent que jamais auparavant" pour convaincre les électeurs.

Les républicains, partisans d'une baisse des impôts pour les plus riches, "savent que leur théorie économique ne se vendra pas bien, donc tout ce qu'ils peuvent dire est que le chômage est toujours trop élevé, que les gens ont toujours du mal à joindre les deux bouts, et que c'est la faute d'Obama", a ajouté le président.

"C'est peut-être un plan pour gagner une élection, mais ce n'est pas un plan pour créer des emplois. Et ce n'est certainement pas un plan pour faire croître notre économie, ce n'est pas un plan pour renforcer la classe moyenne, ils n'ont pas un tel plan. J'en ai un", a lancé M. Obama, qui défend l'idée de laisser expirer à la fin de l'année les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches, hérités de son prédécesseur républicain George W. Bush.

M. Obama a aussi fait référence au fait que M. Romney, pour le deuxième mois consécutif, l'a largement battu au jeu des levées de fonds de campagne en juin.

"Nous avons déjà rassemblé moins d'argent (que nos adversaires), on nous a déjà passé par pertes et profits, mais lors de toutes mes campagnes, c'est vous qui m'avez donné espoir", a-t-il dit, en rendant hommage à la capacité des Américains à "détecter la vérité".

Le président, soucieux d'afficher sa proximité avec les "cols bleus" sur les votes desquels il compte pour s'assurer un second mandat, avait auparavant rendu visite à une famille de Cedar Rapids ayant selon son équipe bénéficié des réductions d'impôts appliquées depuis son arrivée au pouvoir début 2009.

bur-tq/bar

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