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Négociations nucléaires: un député iranien demande la levée des sanctions

10/07/2012 12:31 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Les grandes puissances doivent lever les sanctions économiques contre l'Iran pour permettre aux négociations nucléaires d'aller de l'avant, a déclaré mardi le président de la commission des affaires étrangères du Parlement, cité par l'agence officielle Irna.

"La condition du Parlement pour la poursuite des négociations est la levée des sanctions", a déclaré Allaeddine Boroujerdi.

Il a ajouté que "la demande de l'Iran quant à (son droit d') enrichir de l'uranium ne changera jamais".

Les grandes puissances demandent à l'Iran de suspendre l'enrichissement d'uranium à 20%, jugé dangereusement proche de l'uranium enrichi à 90% utilisable pour une bombe atomique, d'en envoyer son stock à l'étranger, et de fermer un site souterrain d'enrichissement.

Mais l'Iran affirme que cet uranium enrichi à 20% sert uniquement à fabriquer du combustible pour son réacteur de recherche et médical de Téhéran, et refuse tout abandon de ce qu'il considère comme un droit dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire dont il est signataire.

De nombreuses sanctions économiques ont ainsi été imposées par les Occidentaux pour tenter de pousser Téhéran à renoncer à son programme nucléaire controversé.

Après des discussions entre les experts techniques de l'Iran et du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) le 4 juillet à Istanbul, de hauts diplomates européen et iranien doivent se retrouver le 24 juillet dans cette ville pour poursuivre les discussions, selon un porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

Cette rencontre sera suivie d'un "contact" entre Mme Ashton et le négociateur en chef du nucléaire iranien Saïd Jalili, toujours selon M. Mann.

L'objectif de la réunion du 24 juillet "est d'examiner la façon de rapprocher les positions et de faire avancer le processus", a indiqué le porte-parole.

Les grandes puissances et l'Iran n'avaient pas réussi à rapprocher leurs points de vue à l'issue de deux jours de négociations à Moscou les 18 et 19 juin.

Mais une réunion d'experts avait été convoquée à Istanbul début juillet, permettant d'éviter une rupture totale du processus diplomatique. A l'issue de cette réunion, la Russie avait fait état d'un "certains progrès" dans les négociations.

sgh/vl

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