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Les prix des maisons canadiennes ont augmenté lors du deuxième trimestre

10/07/2012 02:40 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

TORONTO - Les prix des maisons canadiennes se sont accrus en général lors du deuxième trimestre et le rythme de la construction domiciliaire a augmenté à l'échelle nationale en juin, mais les observateurs de l'industrie estiment que le marché immobilier a atteint un point tournant.

Royal LePage, l'une des plus importantes entreprises de courtage immobilier au pays, a annoncé mardi que les prix avaient généralement progressé dans toutes les catégories de logement au deuxième trimestre et qu'ils allaient probablement augmenter davantage dans certains secteurs, entre autres ceux de Toronto et Winnipeg.

La société a cependant laissé entendre que d'autres secteurs étaient vraisemblablement devenus hors de prix pour les acheteurs. Certains des marchés suivis par l'entreprise ont enregistré des reculs au cours des mois d'avril à juin, comparativement au premier trimestre.

«La confiance à l'égard du marché immobilier canadien est forte, mais le prix des propriétés ne peut pas croître plus rapidement que l'inflation et l'augmentation salariale», a noté le président et chef de la direction des Services immobiliers Royal LePage, Phil Soper.

«Certaines régions ont atteint, voire dépassé, le niveau supérieur de résistance aux prix, car les acheteurs ont repoussé leurs limites d'achat pour profiter des bas taux hypothécaires», a-t-il ajouté.

De nombreux spécialistes laissent entendre depuis quelque temps que certains marchés —notamment Vancouver et Toronto — et certaines catégories de logement, en particulier les appartements en copropriété, sont surévalués et destinés à subir une correction vers le bas.

La baisse des prêts hypothécaires et l'accumulation de la dette des consommateurs laissent croire que les prix des logements pourraient chuter d'environ 10 pour cent au cours de la prochaine année, affirme Emanuella Enenajor, économiste à la Banque CIBC.

«Les taux d'intérêt soutiennent la demande immobilière, a indiqué Mme Enenajor. Néanmoins, les taux sont à plat. Ils ne baissent pas. Ils sont stables. Et l'impact de ces taux peu élevés, stables, diminue.»

Selon les plus récentes données de Royal LePage, les prix moyens au pays des maisons individuelles de plain-pied, des maisons standards à deux étages et des appartements en copropriété ont augmenté durant la période d'avril à juin.

Le prix moyen des maisons individuelles de plain-pied s'est établi à 376 311 $, contre 356 625 $ au deuxième trimestre de 2011 et 356 306 $ lors des trois premiers mois de cette année.

La moyenne nationale des prix des maisons standards à deux étages a été de 408 423 $, en hausse par rapport à celle de 390 163 $ de la même période il y a un an et au prix moyen de 398 282 $ du premier trimestre de 2012.

Le prix des appartements en copropriété a atteint en moyenne 245 825 $, contre 238 064 $ au deuxième trimestre de 2011 et 243 153 $ au premier trimestre de cette année.

La plupart des grandes villes suivies par Royal LePage ont connu des hausses par rapport aux trois premiers mois de 2012 et au deuxième trimestre de l'an dernier.

En ce qui concerne Montréal, Royal LePage a indiqué que «les taux hypothécaires historiquement bas, la création de nouveaux emplois et la confiance des consommateurs envers l'économie et le marché immobilier ont entraîné l'augmentation des prix enregistrée au deuxième trimestre».

Le prix moyen d'une maison individuelle de plain-pied a connu une hausse de 0,5 pour cent et atteint 281 161 $ à Montréal. Le prix moyen d'une maison standard à deux étages a augmenté de 1,4 pour cent, à 384 804 $. Celui d'un appartement standard en copropriété a augmenté de 3,9 pour cent pour atteindre 236 528 $.

Le marché immobilier local sera plus équilibré pour le reste de l'année et que les prix des maisons se stabiliseront en raison de l'augmentation progressive des stocks aux cours des prochains mois, a dit prévoir Royal LePage.

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