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Le pétrole en baisse à New York, plombé par la fin de la grève en Norvège

10/07/2012 09:53 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Le pétrole a ouvert en baisse mardi à New York, la fin de la grève dans le secteur en Norvège retirant un facteur de hausse qui soutenait les cours du brut depuis quelques séances.

Vers 13H25 GMT, le baril de référence pour livraison en août s'échangeait en baisse de 40 cents par rapport à la clôture de lundi, à 85,59 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Cette baisse "est la conséquence de l'intervention du gouvernement norvégien pour mettre fin à la grève (dans le secteur pétrolier du pays), qui soulage les craintes du marché de voir l'approvisionnement en brut norvégien interrompu, ce qui se traduit par un retour de la pression (à la baisse) sur le Brent et le WTI" (light sweet crude), a détaillé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

"L'un des facteurs clef de soutien des cours du brut a maintenant disparu", ont commenté les experts de Commerzbank.

La ministre du Travail Hanne Bjurstoem a annoncé dans la nuit que le conflit social en cours depuis plus de deux semaines dans le secteur pétrolier norvégien, portant sur le régime des retraites, serait tranché par un arbitrage contraignant sous l'égide du gouvernement.

Pour tenter de résoudre cette grève, entamée le 24 juin par 700 employés sur deux champs de la mer du Nord, l'organisation patronale OLF avait décidé de mettre en oeuvre à partir du 10 juillet un "lock out" (une interruption) de l'activité pétrolière de ses membres.

"Un lock out aurait paralysé la quasi-totalité de la production de pétrole du pays, le huitième exportateur de brut de la planète, soit jusqu'à 2 millions de barils par jour", une menace qui avait fortement dopé les cours du pétrole depuis la semaine dernière, ont rappelé les analystes de Commerzbank.

En outre, le brut était pénalisé mardi par "des chiffres montrant une baisse de la demande en pétrole en Chine, ce qui inquiète pour la vigueur de la croissance" du pays, a ajouté M. Lipow, en référence aux chiffres du commerce extérieur chinois publiés mardi.

"Il n'est pas impossible que le WTI descende à nouveau près des 80 dollars le baril dans un contexte d'inquiétudes persistantes au sujet de la crise de la dette en zone euro, particulièrement en Espagne et en Italie", a ajouté le courtier.

ppa/sam

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