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La Tunisie depuis la chute de Ben Ali

10/07/2012 12:55 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Rappel des dates-clés de la Tunisie depuis la chute de Zine El Abidine Ben Ali, en janvier 2011.

--2011--

- 14 jan: Zine El Abidine Ben Ali fuit son pays pour l'Arabie saoudite, après 23 ans de règne sans partage: premier dirigeant d'un pays arabe à quitter le pouvoir sous la pression de la rue. Il a été chassé par une révolte populaire, après l'immolation par le feu à la mi-décembre d'un jeune marchand de Sidi Bouzid (centre-ouest), excédé par des humiliations policières répétées.

- 25 fév: 100.000 manifestants à Tunis contre le gouvernement. Heurts avec les policiers, des commissariats incendiés et saccagés.

- 1er mars: Légalisation du mouvement islamiste Ennahda. Son chef, Rached Ghannouchi, est rentré d'exil fin janvier.

- 7 et 9 mars: Nouveau gouvernement, dirigé par Béji Caïd Essebsi, où ne figure plus de ministre ayant servi sous Ben Ali. Annonce de la suppression de la direction de la sûreté de l'Etat puis dissolution du parti de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).

- 28 juil: 3e procès par contumace de Ben Ali. (Plus de 66 ans de prison au total).

- 6 sept: Le gouvernement annonce une stricte application de l'état d'urgence, alors que des éruptions de violences secouent le pays.

- 23 oct: Les islamistes d'Ennahda remportent 89 des 217 sièges de l'Assemblée constituante: première élection libre de l'histoire du pays. En novembre, l'Assemblée élit son président, le chef d'Ettakatol (centre gauche) Mustapha Ben Jaafar.

- 12 déc: Moncef Marzouki, farouche opposant à Ben Ali, élu par l'Assemblée président de la République.

- 14 déc: Le numéro 2 d'Ennahda, Hamadi Jebali, est chargé de former le gouvernement. Ennahda a obtenu notamment les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice.

--2012--

- 26 mars: Ennahda affirme son soutien au maintien du premier article de la Constitution de 1959, renonçant à l'inscription de la charia dans la future Constitution.

- 14 avr: Début d'affrontements dans une localité du bassin minier (sud-ouest). Le 30 avril, deux jeunes chômeurs de cette région tentent de se donner la mort et des centaines de personnes manifestent à Tunis contre le chômage et la précarité. Le 24 mai, une manifestation pour l'emploi au Kef (nord-ouest) dégénère en affrontements avec les forces de l'ordre.

- 11-12 juin: Attaques dans plusieurs villes (un mort et une centaine de blessés) par des groupes mêlant membres de la mouvance salafiste et casseurs. Les violences ont débuté peu après le saccage par des salafistes présumés d'une exposition à La Marsa (banlieue nord de Tunis) dont plusieurs oeuvres ont été jugées offensantes pour l'islam.

- 13 juin: Un tribunal militaire condamne Ben Ali à perpétuité, mais accorde des non-lieux à d'ex-piliers du ministère de l'Intérieur.

- 4 juil: L'Instance indépendante chargée de réformer l'information se saborde, accusant le gouvernement d'user d'"outils de désinformation et de censure". Le gouvernement rejette les critiques.

- 10 juil: La Tunisie connaît une reprise économique, mais est fragilisée par des incertitudes politiques et sécuritaires ainsi que par la crise en Europe (Banque centrale).

acm

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