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Enfants soldats: la condamnation de Lubanga, une "mise en garde sévère" (ONG)

10/07/2012 06:29 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

La condamnation à 14 ans de prison de l'ex-chef de milice congolais Thomas Lubanga par la Cour pénale internationale (CPI) constitue une "mise en garde sévère" adressée à ceux qui utilisent des enfants soldats, a estimé mardi la Coalition pour la CPI (CICC) qui regroupe plus de 2.500 associations.

"Cette condamnation constitue une mise en garde sévère à travers le monde à l'attention de ceux qui utilisent des enfants soldats : leurs actes criminels les enverront en prison", a déclaré Armel Luhiriri, chargé des enquêtes en Afrique francophone pour la CICC

Il a regretté que le co-accusé de Thomas Lubanga, Bosco Ntaganda, devenu général de l'armée congolaise, soit toujours en liberté. "Ntaganda continue de commettre des crimes en République démocratique du Congo (RDC)", a-t-il souligné.

La Coalition pour la CPI en RDC a salué la condamnation prononcée par la Cour mais regretté que Thomas Lubanga n'ait pas été poursuivi aussi pour d'autres crimes: violences sexuelles, exécutions et pillages.

"Nous sommes également frustrés par le fait que les violences sexuelles n'aient pas été considérées comme un facteur aggravant dans la détermination de la peine en raison de l'absence de preuves présentées à la Chambre", a indiqué André Kito, coordinateur de cette coalition.

Thomas Lubanga, fondateur de l'Union des patriotes congolais (UPC), a été condamné mardi à 14 ans de prison pour l'enrôlement et la conscription d'enfants de moins de quinze ans durant la guerre civile en Ituri (est de la RDC) en 2002-2003.

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