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Au moins 13 morts en Syrie où l'armée bombarde Rastane (ONG)

10/07/2012 08:53 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

Les forces loyales au régime syrien ont bombardé mardi sans répit la ville insurgée de Rastane, à 160 km au nord-ouest de Damas alors que les violences ont causé la mort d'au moins 13 personnes à travers le pays, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon l'ONG, le bombardement de la ville était "violent" tandis que des militants ont qualifié la situation de "tragique".

"C'est vraiment à pleurer. Nous avons plein de blessés mais aucun médecin à l'exception de deux dentistes. Nous ne pouvons rien faire pour les blessés, c'est tragique", a assuré à l'AFP un militant se faisant appeler Abou Radwan, joint par Skype.

Selon lui, "la ville est sans électricité, sans eau, sans approvisionnement de nourriture. Ils ont bombardé les réserves d'eau et détruit les lignes électriques".

D'après l'opposition, Rastane est la ville qui compte le plus grand nombre de déserteurs et le régime tente, en vain, depuis des mois de s'en emparer. Le général Manaf Tlass, un des plus hauts gradés à avoir déserté, est notamment originaire de cette ville.

Par ailleurs Homs, ville située dans le centre du pays, a été soumise, pour le 33è jour, à des bombardements de l'armée qui ont visé plusieurs quartiers dont la vieille ville et Jourat al-Chayah, selon les militants sur le terrain.

Une vidéo, filmée à Jourat al-Chayah par les opposants et postée sur Youtube, montre un quartier abandonné et en ruines. Le seul bruit que l'on entendait dans cette vidéo était le chant des oiseaux, alors que défilaient des images de rues en ruines et de câbles d'électricité jonchant la chaussée.

"Nous voulons offrir cette vidéo aux Amis de la Syrie et à Ligue arabe", expliquait d'un ton sarcastique le cameraman non identifié. "Nous les remercions du fond du coeur pour ce qu'ils ont donné au peuple syrien", ajoutait-il.

Parmi les décès, mardi, ont été comptés sept civils, quatre soldats et deux rebelles, à Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Homs et Alep (nord), selon l'OSDH qui a précisé que la veille 98 personnes ont péri.

Selon l'OSDH, plus de 17.000 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement contre le régime en mars 2011. Il est difficile pour le moment d'obtenir un bilan indépendant, l'ONU ayant cessé de comptabiliser les victimes du conflit depuis fin 2011.

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