NOUVELLES

Affaire Cofidis: un des mis en cause transportait des produits suspects (procureur)

10/07/2012 01:37 EDT | Actualisé 09/09/2012 05:12 EDT

L'un des trois hommes interpellés mardi dans une affaire présumée de dopage impliquant notamment le coureur cycliste de la formation Cofidis Rémy Di Grégorio, transportait dans son véhicule des produits suspects, a-t-on appris auprès du parquet de Marseille.

"L'une des personnes mises en cause transportait dans son véhicule des produits dont la nature exacte reste à déterminer", a précisé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, dans un communiqué de presse.

Ces trois hommes, dont le coureur de Cofidis, engagé dans le Tour de France cycliste mais suspendu par son équipe peu après l'annonce de son interpellation, étaient en garde à vue en fin d'après-midi à Marseille pour une durée de 48 heures.

Le coureur, interpellé à Bourg-en-Bresse dans un hôtel où séjournait son équipe, a été transféré à Marseille, de même qu'un autre homme arrêté à Bourg-en-Bresse. Le troisième homme en cause avait été interpellé à Marseille, selon une source proche du dossier.

Une information judiciaire contre X, confiée à la magistrate Annaïck Le Goff, avait été ouverte le 28 juin 2011 sur les chefs d'offre ou cession à un sportif de substance interdite dans le cadre d'une compétition, d'administration à un sportif de substance interdite, d'incitation à l'usage de substance interdite, d'importation de substance interdite sans justification médicale, d'acquisition, détention, et transport de substance interdite aux fins d'usage sans justification médicale, et d'infraction aux règlements sur le commerce ou l'emploi de substances vénéneuses.

Toutes ces infractions sont soupçonnées avoir été commises en bande organisée.

M. Dallest précise que "la peine maximale encourue telle que prévue par le code du sport est de 7 ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende".

Outre "un coureur cycliste professionnel" -en l'occurence Di Grégorio-, le procureur de Marseille a souligné "qu'une personne se disant naturopathe" figurait parmi les autres mis en cause.

Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) et de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille ont procédé aux interpellations mardi matin "dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par Mme le Goff", précise le parquet.

hj/lrb/ol/jfm

PLUS:afp