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Wimbledon - Baromètre: Roger Federer et Serena Williams éternellement jeunes

09/07/2012 09:49 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Les trentenaires Roger Federer et Serena Williams ont démontré, en remportant un nouveau Wimbledon, que leur talent ne les a pas quittés et ont pris date pour les jeux Olympiques de Londres, où l'un et l'autre seront favoris pour la médaille d'or.

Roger Federer (grand ciel bleu): le Suisse a vécu un dimanche de rêve. Grâce à sa victoire en finale sur Andy Murray, il a égalé le record de Pete Sampras de 7 titres à Wimbledon. En proposant un tennis somptueux en finale, il a aussi fait taire les "déclinologues", qui ne le pensaient plus capable de gagner un autre titre du Grand Chelem, deux ans et demi après sa dernière victoire du genre à l'Open d'Australie. Son palmarès compte désormais 17 titres du Grand Chelem. Federer a aussi repris la place de N.1 mondial, qu'il n'avait plus occupée depuis juin 2010, et égalé le record de Sampras de semaines (286) passées en tête du classement ATP. Le gazon de Wimbledon pourrait lui permettre d'assouvir son dernier rêve: devenir champion olympique en individuel.

Novak Djokovic (maussade): habitué à récolter les lauriers depuis un an et demi, le Serbe est retombé sur terre avec ce deuxième échec consécutif en Grand Chelem. Il avait raté de peu le Grand Chelem sur deux saisons à Roland-Garros, en s'inclinant en finale devant Nadal. Mais son revers en demi-finale contre Federer est plus inquiétant. Il est passé complètement à côté de son match. Une confirmation que Djokovic, invulnérable en 2011, n'évolue plus cette année au même niveau.

Rafael Nadal (grisaille): sa défaite au deuxième tour face au Tchèque Lukas Rosol, 100e mondial, a provoqué un séisme. L'Espagnol ne s'était plus incliné aussi tôt dans un tournoi du Grand Chelem depuis 2005. Même s'il est tombé sur un joueur en transe, Nadal a encore étalé ses failles du moment dès lors qu'il n'évolue plus sur sa terre battue chérie. Une statistique fait mal à celui qui a remporté en juin son 7e Roland-Garros: il ne s'est plus imposé ailleurs que sur terre battue depuis octobre 2010 (à Tokyo). Largué au classement par Djokovic et Federer, il est aussi toujours tracassé par ses genoux.

Andy Murray (ciel dégagé): l'Ecossais a perdu sa quatrième finale du Grand Chelem. Mais après trois échecs en demi-finale à Londres, il réussi à franchir un palier supplémentaire. Son discours très digne après la finale a ému la Grand-Bretagne. Il doit maintenant se résoudre à rendre son jeu un peu plus offensif pour décrocher son premier grand titre.

Victoria Azarenka (beau temps): la Bélarusse a récupéré la première place mondiale, perdue après Roland-Garros. Elle a fort bien tenu tête à Serena Williams en demi-finale. La fin de saison, avec le retour sur les courts en dur, sa surface préférée, devrait être à son avantage.

Agnieszka Radwanska (soleil éclatant): la Polonaise, qui n'avait encore jamais dépassé les quarts d'un tournoi du Grand Chelem, a atteint la finale. Elle est sortie la tête haute de son match contre Serena Williams et occupe la 2e place mondiale, le meilleur classement de sa carrière.

Maria Sharapova (ciel bas): la Russe, victorieuse à Roland-Garros, ne sera restée qu'un mois en tête du classement WTA. Elle a été éliminée en 8e de finale, échouant pour la cinquième fois en six ans à se qualifier pour les quarts du tournoi qui l'avait révélée en 2004.

Serena Williams (beau fixe): l'Américaine a égalé sa soeur Venus avec un 5e titre à Wimbledon, son 14e en Grand Chelem. Laborieuse en début de tournoi, elle a fini sur les chapeaux de roue, faisant oublier son élimination au premier tour à Roland-Garros. A nouveau pleinement concentrée et ambitieuse, Serena peut rêver se rapprocher des 18 titres de Martina Navratilova et Chris Evert.

cyb/heg

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