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Washington exhorte le Soudan du Sud à trouver un accord pétrolier avec le Soudan

09/07/2012 06:44 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont exhorté lundi le Soudan du Sud à sceller un accord pétrolier avec le Soudan, faute de quoi cette nation indépendante depuis tout juste un an verra sa crise économique s'aggraver.

"Le Soudan du Sud doit relever immédiatement l'un de ses plus grands défis par une approche courageuse et pragmatique face à sa crise économique actuelle. Sans revenus pétroliers, beaucoup de ses projets de développement seront retardés", a insisté lors d'une conférence à Washington l'envoyé spécial américain pour le Soudan et le Soudan du Sud, Princeton Lyman.

Né le 9 juillet 2011 avec le soutien de l'Occident, le Soudan du Sud traverse de graves difficultés économiques: la jeune nation peuplée majoritairement d'animistes et de chrétiens est privée de 98% de ses revenus depuis janvier, quand, en conflit avec Khartoum sur le partage de la manne pétrolière du Soudan d'avant la partition, elle a stoppé sa production de brut.

Le chargé d'affaires de l'ambassade du Soudan du Sud à Washington, Dhanojak Obongo, a fait valoir que son gouvernement à Juba projetait de construire en 30 mois un pipeline vers Djibouti.

Mais aux yeux de M. Lyman, ce calendrier est "largement trop optimiste", un tel chantier durant plutôt quatre à six ans. "Il faut un accord avec le Soudan pour que le gouvernement (du Soudan du Sud) ait des rentrées d'argent et puisse fonctionner", a martelé le diplomate américain.

Le Soudan du Sud a célébré lundi le 1er anniversaire de son indépendance, en présence de dirigeants étrangers mais en l'absence du président soudanais Omar el-Béchir, avec qui les relations restent très tendues après des combats frontaliers entre les deux pays entre mars et mai 2012. Khartoum et Juba sont engagés dans de laborieuses négociations sous l'égide de l'Union africaine (UA) pour résoudre leurs différends, sur le pétrole mais aussi la démarcation de leur frontière.

Administration, infrastructures, services de base: tout reste à construire dans un pays parti quasiment de zéro, Khartoum n'ayant jamais développé le Sud.

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