NOUVELLES

Un terroriste Français se serait fait suggérer d'attaquer le Canada

09/07/2012 11:39 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

PARIS - Des enregistrements coulés d'une conversation entre un Français suspecté de terrorisme et les autorités indiquent que le suspect a affirmé que des djihadistes dans un camp d'entraînement l'ont encouragé à attaquer le Canada.

Les autorités françaises enquêtent sur la manière dont ces enregistrements de conversations entre Mohamed Merah et la police ont été obtenus par la chaîne de télévision française TF1, qui a diffusé ce qu'elle a qualifié d'enregistrements de l'homme parlant à des responsables lors d'un affrontement dans le sud de la France.

M. Merat, âgé de 23 ans, est accusé d'avoir déclenché plusieurs fusillades à Toulouse en mars, tuant trois écoliers juifs, un rabbin et trois parachutistes.

Dans un extrait de l'enregistrement publié en ligne, M. Merah, qui est mort lors d'un échange de tirs, décrit ses voyages au Pakistan et en Afghanistan. S'exprimant en français, il dit que des agents d'al-Qaïda lui ont «proposé des attaques en Amérique, au Canada, etc...» Mais, selon les enregistrements, Merah note que parce qu'il est Français, il lui serait plus simple d'attaquer la France.

La police affirme que Merah est devenu un islamiste radical et a juré allégeance à Al-Qaïda. Il s'est terré pendant 32 heures dans son appartement encerclé par la police avant de mourir sous une pluie de balles.

Le bureau du procureur de Paris a ouvert une enquête, lundi, sur la diffusion des enregistrements, qui pourrait violer les règles françaises sur la confidentialité des enquêtes. TF1 a retiré les enregistrements de son site, mais ils circulaient ailleurs sur Internet. Le chef d'antenne de TF1 Harry Roselmack a déclaré à l'Associated Press que la chaîne avait diffusé les enregistrements «parce que le devoir de tout journaliste est d'informer de façon responsable».

«Nous avons enlevé toutes les références aux meurtres, mais nous sommes conscients du choc que pourraient ressentir les familles des victimes en entendant Mohamed Merah».

Le ministère français de l'Intérieur a insisté sur le fait que tous les enregistrements faits de l'affrontement par la police avec Merah étaient protégés par les règles sur la confidentialité et n'avaient pas été rendus publics.

PLUS:pc