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Tunisie: début jeudi du congrès des islamistes d'Ennahda pour se réorganiser

09/07/2012 09:28 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Le parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement tunisien, tiendra à partir de jeudi son premier congrès en Tunisie depuis plus de vingt ans, pour fixer sa stratégie politique et sociale pour le pays, a annoncé lundi un responsable du mouvement, Riadh Chaïbi.

Le congrès, qui s'achevera dimanche, doit aboutir a un programme et à une position concernant "les alliances et le consensus" avec d'autres partis politiques, a expliqué à la presse M. Chaïbi.

"Nous voulons prouver que par la philosophie de l'alliance nous pouvons parvenir à une convergence stratégique car la période transitoire peut durer entre dix et 15 ans, l'objectif étant de de jeter les bases d'une démocratie stable et irréversible", a-t-il dit.

Actuellement, Ennahda est le premier parti du pays et le principal partenaire d'une coalition tripartite avec deux mouvements de centre-gauche, le Congrès pour la république (CPR) et Ettakatol.

Le parti prévoit de faire de ce Congrès, le premier en Tunisie depuis 1988, un évènement historique, avec entre 25.000 et 30.000 participants à l'ouverture.

Quelque 200 personnalités sont invitées, dont le Palestinien Khaled Mechaal, président du bureau exécutif du Hamas, le président du Conseil national de Transition libyen Moustapha Abdeljalil et un représentant du mouvement chiite libanais Hezbollah.

Le Congrès vise aussi à couvrir les questions de société, de l'art aux médias en passant par le sport, un an et demi après la révolution qui renversa le régime du président Zine El-Abidine Ben Ali.

Les 1103 délégués devront aussi élire le nouveau bureau exécutif d'Ennahda, qui dit vouloir rajeunir le mouvement, et trouver un compromis, selon des analystes, entre les courants modérés et plus radicaux.

Sauf surprise, le dirigeant historique du parti, Rached Ghannouchi, devrait garder son poste. "Il n'y a pas un obstacle juridique qui empêche (sa) candidature", a noté M. Chaïbi.

M. Ghannouchi, rentré à la suite de la révolution après 20 ans d'exil, n'a cependant pas fait part de ses intentions.

Le parti islamiste doit aussi, via ce congrès, se positionner dans la perspective des prochaines élections générales, prévues en mars 2013.

kl/alf/hj

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