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Les brigades révolutionnaires "plus grand défi" du futur gouvernement libyen (ONU)

09/07/2012 12:54 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Contrôler les brigades révolutionnaires reste "le plus grand défi" que devra relever le gouvernement qui sortira des élections en Libye, a estimé lundi le représentant spécial de l'ONU dans le pays Ian Martin.

"Le sort des brigades révolutionnaires est une question essentielle pour le nouveau gouvernement", a déclaré M. Martin au cours d'une conférence de presse. Il a laissé entendre que la sécurité avait été une des principales préoccupations des Libyens qui ont voté samedi lors du premier scrutin organisé en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

Selon M. Martin, ces électeurs souhaitent une "nouvelle armée sous contrôle démocratique" et une "police plus efficace", ainsi qu'une intégration des anciens combattants rebelles dans ces nouvelles forces de sécurité ou leur démobilisation.

"Cela reste une tâche énorme et c'est probablement le plus grand défi auquel devra faire face le nouveau gouvernement", a déclaré M. Martin, qui dirige la Mission de l'ONU en Libye. Il a souligné qu'après ce scrutin, qualifié de "succès extraordinaire", le nouveau gouvernement pourra traiter ce problème "avec la légitimité que donne le fait d'être issu d'un processus démocratique".

Huit mois après la fin du conflit armé qui a provoqué la chute puis la mort de Mouammar Kadhafi, quelque 2,8 millions d'électeurs étaient appelés à choisir les 200 membres du "Congrès national général" chargé de choisir un nouveau gouvernement pour prendre le relais du Conseil national de transition (CNT).

Interrogé sur les poursuites contre le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, M. Martin a refusé de se prononcer sur ce cas en particulier. Il a indiqué que l'ONU avait "proposé son aide de manière générale au gouvernement (libyen) sur la manière d'améliorer le système judiciaire".

"Cela s'applique à tout futur procès en Libye, pas particulièrement au cas de Seif al-Islam Kadhafi", a-t-il précisé. "Nous nous efforcerons d'aider à l'application d'une justice équitable en général sans nous impliquer en particulier" dans un cas ou un autre.

Un de ses avocats a affirmé vendredi que le droit de Seif al-Islam à un procès équitable avait été "irrémédiablement compromis".

Le fils de Kadhafi est emprisonné à Zenten, à 170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli et fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes contre l'humanité. Les autorités libyennes souhaitent le juger elles-mêmes et contestent la compétence de la CPI.

avz/bdx

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