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Le pétrole termine en hausse à New York, soutenu par une grève en Norvège

09/07/2012 03:23 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse lundi à New York, les investisseurs s'inquiétant de la poursuite d'une grève perturbant la production d'or noir en Norvège, le brut bénéficiant par ailleurs d'un léger affaiblissement du dollar.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août a progressé de 1,54 dollar à 85,99 dollars par rapport à la clôture vendredi, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Selon Rich Ilczyszyn, courtier chez iiTrader, "les cours du pétrole sont portés par les risques" pesant du côté de l'approvisionnement, qui provoquent "un changement d'humeur sur le marché", poussant les investisseurs à parier sur une hausse des cours après leur forte chute des dernières semaines.

"Les courtiers se débarrassent" de leurs contrats pariant sur la baisse des cours, a-t-il noté, citant notamment "la situation en Norvège et en Iran".

En Norvège, la grève des employés du pétrole se poursuivait lundi et entamait "sa troisième semaine alors qu'aucun accord n'a été trouvé ce week-end lors de négociations entre les représentants des employés et l'organisation patronale du secteur", l'OLF, ont pointé les analystes de Commerzbank.

L'organisation patronale OLF a annoncé jeudi un "lock-out" à partir de lundi soir minuit dans l'espoir de mettre fin à la grève des 700 employés du pétrole qui dure depuis le 24 juin.

Par ailleurs, "les craintes d'une fermeture du détroit d'Ormuz" en Iran, par où transite 40% de l'énergie mondiale, étaient toujours vives lundi, selon Matt Smith, de Summit Energy.

Divers responsables iraniens ont envisagé ces derniers mois une fermeture d'Ormuz si l'Iran était attaqué par Israël ou les Etats-Unis, ou si ses exportations pétrolières étaient touchées par l'embargo occidental mis en place depuis le début de l'année pour obliger Téhéran à ralentir son programme nucléaire controversé.

L'Iran avait toutefois atténué samedi ses menaces, soulignant qu'il ne prendrait une telle décision qu'en dernier ressort.

En outre, le brut était "soutenu lundi par un léger rebond de l'euro" face au billet vert, a constaté Matt Smith.

En effet, un affaiblissement de la devise américaine rend les achats de brut, libellés en dollars, plus attractifs pour les acheteurs munis d'autres devises.

ppa/sl/sam

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