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Le pétrole en très légère hausse, soutenu par la grève en Norvège

09/07/2012 09:46 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient en légère hausse lundi à New York, dans un marché soutenu par le léger affaiblissement du dollar face à l'euro, qui rendait le brut plus attractif, et par la poursuite d'une grève perturbant la production d'or noir en Norvège.

Vers 13H25 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août gagnait 5 cents à 84,50 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Plombé vendredi par un renforcement du dollar à son plus haut face à l'euro, le brut était "soutenu lundi par un léger rebond de l'euro" face au billet vert, a constaté Matt Smith, de Summit Energy.

En effet, un affaiblissement de la devise américaine rend les achats de brut, libellés en dollars, plus attractifs pour les acheteurs munis d'autres devises.

La perturbation de l'approvisionnement en brut de Norvège restait au centre de l'attention, la grève des employés du pétrole en Norvège, qui menace la quasi-totalité de la production d'hydrocarbures du pays, se poursuivant lundi et entamant "sa troisième semaine alors qu'aucun accord n'a été trouvé ce week-end lors de négociations entre représentants des employés et l'organisation patronale du secteur", l'OLF, ont pointé les analystes de Commerzbank.

Pour tenter de mettre un terme à cette grève, entamée le 24 juin par quelque 700 employés sur deux champs de la mer du Nord, l'OLF a annoncé jeudi un "lock-out" à partir du 10 juillet, c'est-à-dire une interruption de l'activité pour tenter de forcer les employés au compromis.

Pour le géant pétrolier norvégien Statoil, ce lock-out signifiera l'arrêt de la production, soit une perte quotidienne de 1,2 million de barils de pétrole.

Par ailleurs, "les craintes d'une fermeture du détroit d'Ormuz" en Iran, par où transite 40% de l'énergie mondiale, étaient toujours vives lundi, a noté Matt Smith.

Divers responsables politiques ou militaires iraniens ont envisagé ces derniers mois une fermeture d'Ormuz si l'Iran était attaqué par Israël ou par les Etats-Unis, ou si ses exportations pétrolières étaient touchées par l'embargo occidental mis en place depuis le début de l'année pour obliger Téhéran à ralentir son programme nucléaire controversé.

L'Iran avait toutefois nuancé samedi ses menaces, soulignant qu'il agissait "rationnellement" et ne prendrait une telle décision qu'en dernier ressort, si ses intérêts vitaux étaient en jeu.

Enfin, "les espoirs d'un nouveau coup de pouce des banques centrales aux marchés financiers, en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe, aident le brut à regagner un peu de terrain ce matin", a ajouté M. Smith.

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