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Le Mali va se doter d'un force d'élite spéciale pour protéger la transition

09/07/2012 08:38 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Le gouvernement de transition du Mali a annoncé lundi à Bamako la création d'un "corps d'élite indépendant de 1.200 éléments chargés d'assurer la protection des institutions de la République".

"Placées sous l'autorité directe du président de la République, ces forces spéciales vont assurer la sécurité du chef de l'Etat, du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale et des présidents des autres institutions de la République" mises en place pour un an, indique un communiqué du ministère malien de la Communication.

Le texte précise que la création de cette force répond "au voeu légitime exprimé dans ce domaine par les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao)", lors d'un sommet samedi à Ouagadougou.

Les membres de cette force spéciale seront issus "de la dernière promotion de l'école de la gendarmerie nationale et de l'école de police dont la cérémonie de baptême a eu lieu le 5 juillet 2012", précise le ministère de la Communication.

"En accord avec le président Dioncounda Traoré", qui réside à Paris depuis plus d'un mois après avoir été violemment agressé par des manifestants dans son bureau à Bamako, "le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, au cours de ses déplacements à l'étranger, a sollicité les pays amis du Mali pour parfaire la formation de ce corps d'élite et renforcer son équipement matériel et logistique", selon le ministère.

"Les premiers engagements dans ce sens sont positifs et le gouvernement espère voir leur mise en ouvre dans les meilleurs délais", ajoute-t-il.

Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, astrophysicien de renommée internationale, s'est récemment rendu en Algérie, en France et au Maroc.

Réunis samedi à Ouagadougou, des chefs d'Etat ouest-africains ont "exhorté" Dioncounda Traoré à demander "sans délai" à la Cédéao et l'ONU l'envoi d'une force africaine au Mali, dont la première mission aurait été de protéger les institutions à Bamako, en premier lieu M. Traoré lui-même.

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