NOUVELLES

Kofi Annan attendu à Téhéran lundi, selon les medias officiels

09/07/2012 07:00 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, est attendu à Téhéran lundi après-midi après sa visite à Damas, ont annoncé la télévision d'Etat iranienne et l'agence officielle Irna.

M. Annan "se rend aujourd'hui à Téhéran (...) à la fin de sa visite de deux jours en Syrie", ont indiqué Irna et la télévision sans citer de sources, tandis que la chaîne iranienne en arabe Al Alam annonçait l'arrivée de l'émissaire international "dans l'après-midi".

M. Annan, auteur d'un plan de sortie de la crise syrienne resté jusqu'à présent lettre morte, a effectué dimanche et lundi sa troisième visite à Damas dans le cadre de sa mission.

Il a eu lundi avec le président Bachar al-Assad une rencontre qu'il a qualifiée de "constructive", et qui aurait permis de dégager un accord sur une "approche" pour la sortie des violences qui doit maintenant être soumise à l'opposition armée.

M. Annan a toujours plaidé, en vain, contre les Occidentaux pour que l'Iran soit associé aux discussions internationales sur la Syrie, estimant que Téhéran pourrait influer sur le régime de Damas dont il est le principal allié.

Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Hossein Amir Abdollahian a déclaré dimanche que l'Iran avait "fourni des suggestions à Kofi Annan", et qu'il "pourrait être une partie de la solution au problème syrien".

L'émissaire international avait annoncé son intention de "rendre compte" aux dirigeants iraniens des résultats de la réunion du "groupe d'action sur la Syrie" qui a rassemblé fin juin à Genève les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plusieurs pays représentant la Ligue arabe, et la Turquie.

M. Annan a reconnu samedi, dans une interview au quotidien français Le Monde, qu'il n'avait "pas réussi" à stopper la crise syrienne, qui a fait plus de 17.000 morts depuis le début de la révolte contre le régime de Damas en mars 2011.

Il a à nouveau plaidé pour que l'Iran, qui "a de l'influence" en Syrie et "ne peut pas être ignoré", soit associé à la recherche d'un règlement.

Téhéran a toujours fermement soutenu le régime du président Assad depuis le début des troubles, tout en se défendant de l'aider militairement dans sa lutte contre les insurgés ainsi que l'en accusent l'opposition syrienne et les Américains.

L'Iran, qui a officiellement appuyé le plan Annan, accuse de son côté les Occidentaux et certains pays arabes de soutenir militairement l'opposition pour renverser le régime de Damas.

sgh/lma/hj

PLUS:afp