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Égypte: La Cour suprême affirme que la dissolution du Parlement est définitive

09/07/2012 06:41 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - La Cour suprême constitutionnelle égyptienne a souligné lundi que son arrêt de dissolution du Parlement à majorité islamiste, le 14 juin, est définitif et contraignant. Ce rappel intervient au lendemain du décret émis par le nouveau président, Mohammed Morsi, rétablissant l'assemblée et demandant aux parlementaires de siéger de nouveau.

Le président de l'assemblée dissoute, l'islamiste Saad el-Katatni, a convoqué une nouvelle session mardi, décision susceptible d'aviver les tensions avec la justice et les militaires.

Le décret présidentiel de dimanche est un rebondissement dans l'épreuve de force entre le président issu des Frères musulmans et l'armée. Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui était à la tête du pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, a officiellement transmis le pouvoir le 30 juin, tout en s'efforçant de limiter strictement les prérogatives du nouveau chef de l'État.

L'arrêt de M. Morsi demande aux parlementaires de siéger de nouveau et prévoit l'organisation d'autres élections législatives dans les deux mois suivant l'adoption d'une nouvelle Constitution. Cette loi fondamentale ne devrait pas être promulguée avant la fin de 2012.

Le document ne mentionne pas directement l'arrêt de dissolution de la Cour suprême constitutionnelle, mais annule le décret militaire entérinant cette dissolution. Mohammed Morsi, ainsi, n'a pas enfreint l'ordonnance de la Cour suprême constitutionnelle et ne cherche pas à bafouer une décision de droit, a fait valoir le porte-parole présidentiel, Yasser Ali, cité par l'agence officielle MENA.

Le CSFA s'est réuni d'urgence dimanche peu après l'annonce du président pour évaluer les conséquences de cette décision, sans faire de commentaires dans l'immédiat.

Lundi, Mohammed Morsi a assisté à une cérémonie militaire en présence du chef du CSFA, le maréchal Hussein Tantaoui, et du chef d'état-major, Sami Anan. Le maréchal Tantaoui et le président Morsi ont échangé quelques mots au cours de la cérémonie.

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