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Algérie: marche de gardes communaux bloquée devant Alger par la police

09/07/2012 01:03 EDT | Actualisé 08/09/2012 05:12 EDT

Des heurts entre la police et des gardes communaux venus de tous les départements d'Algérie pour réclamer des augmentations salariales, ont fait plusieurs dizaines de blessés lundi à l'entrée d'Alger, selon un organisateur.

Près de 40.000 gardes ont participé à une marche de près de 50 km vers la capitale, a déclaré à l'AFP le délégué national des gardes communaux, Lahlou Aliouat.

Arrivés en début d'après-midi aux abords d'Alger, à Birkhadem, ils ont été bloqués par plusieurs centaines de policiers déployés pour empêcher les manifestants d'accéder au centre de la capitale, selon la même source.

Des affrontements ont ensuite opposé les forces de l'ordre au manifestants qui tentaient de forcer les cordons de police, a indiqué M. Aliouat.

Les policiers se sont opposés aux manifestants en faisant usage de canons à eau, a-t-il ajouté. Ces affrontements, qui se poursuivaient lundi soir, ont fait "entre 50 et 60 blessés parmi les gardes communaux", a précisé leur délégué.

Le corps de la garde communale, comprenant quelque 93.000 hommes, a été créé en 1994 pour suppléer la gendarmerie dans les villages durant la guerre contre les groupes islamistes armés.

Les manifestants, partis à 04H00 (03h00 GMT) de Blida (sud d'Alger), ont parcouru près de 48 km sous un soleil de plomb.

"Nous voulons avoir les mêmes avantages que les militaires et les services de sécurité engagés dans la lutte" contre les groupes armés, a déclaré M. Aliouat.

Parmi leurs revendications figurent également la retraite après 15 ans de service, l'obtention d'une couverture sociale 24h sur 24h plutôt que 8 heures par jour, une augmentation des salaires et des retraites et l'intégration éventuelle à la police ou à la gendarmerie.

En mars 2011, près de 10.000 gardes communaux avaient envahi les rues d'Alger, donnant lieu à une manifestation d'envergure, en théorie interdite.

Une délégation avait alors été reçue par le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia.

abh/cnp

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