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Un patient fait une chute mortelle du 9e étage de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont

08/07/2012 11:35 EDT | Actualisé 07/09/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Une enquête interne a été ouverte à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont afin de faire la lumière sur les circonstances entourant la chute mortelle d'un homme de 50 ans qui s'est lancé d'une fenêtre du neuvième étage de l'établissement montréalais dimanche matin.

Le patient a sauté de la fenêtre du salon des visiteurs de cet étage et il a terminé sa chute sur le toit du deuxième étage. Il était hospitalisé dans l'aile de gastroentérologie, bien qu'il n'y était pas pour un cas lié à cette spécialité, a indiqué le porte-parole de l’hôpital, André Bouthillier.

L’homme, qui était hospitalisé depuis vendredi, était apparemment conscient après sa chute. Il a été transporté au service d'urgence, où son décès a été constaté.

Les enquêteurs tenteront de déterminer comment la victime a réussi à se glisser dans l'ouverture de la fenêtre du salon des visiteurs sans attirer l'attention. Le Bureau du coroner se penche sur le drame, et l'hôpital collabore avec celui-ci.

Ce n'est pas la première fois qu'un patient de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont met fin à ses jours. Au début du mois d'octobre 2011, un patient de 74 ans était sauté de la fenêtre de sa chambre, située elle aussi au neuvième étage.

Ce malheureux épisode avait poussé l'établissement à verrouiller toutes les fenêtres de l'étage, à l'instar des fenêtres des chambres où se trouvent des patients vulnérables.

M. Bouthillier a indiqué que l'hôpital évaluera s'il y a lieu de sécuriser davantage de fenêtres au terme de l'enquête qui a été ouverte dimanche. Entre-temps, l'établissement a offert un soutien psychologique à famille de l’individu.

Pour le président du Conseil de la protection des malades, Paul Brunet, ce triste événement soulève d'importantes questions.

M. Brunet déplore la disponibilité des services de soins palliatifs, et dénonce la détresse dans laquelle certains patients peuvent se retrouver.

«Pour certaines personnes âgées, malades ou handicapées, il n'y a pas d'issue», se désole-t-il.

«Quand on ne reçoit pas les soins nécessaires pour vivre dignement, quand on nous met une couche au lieu de nous amener aux toilettes, on commence à ne plus avoir envie de continuer à vivre.»

Il propose ainsi que davantage de fonds en santé soient dédiés aux soins promulgués aux patients, car il estime que chacun a droit de vivre dignement «jusqu'à la fin».

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