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L'Iran met en garde contre le danger d'une intervention en Syrie

08/07/2012 01:39 EDT | Actualisé 07/09/2012 05:12 EDT

Le vice-ministre iranien aux Affaires étrangères a qualifié dimanche de "farce" l'idée de faire démissionner par la force ou de contraindre à l'exil le président syrien Bachar al-Assad, mettant en garde contre une attaque en Syrie qu'il a jugé "stupide et catastrophique".

"L'Iran approuve les plans de réforme de M. Assad et les négociations ayant pour but de le forcer à l'exil sont une farce", a déclaré Hossein Amir Abdollahian à Amman où il a par ailleurs invité le Roi Abdallah II de Jordanie au sommet du Mouvement des non-alignés en Iran.

"Une intervention militaire en Syrie n'est pas probable et si cela devait arriver ce serait stupide. La Syrie peut se défendre seule sans l'aide de l'Iran. Toute solution non politique serait catastrophique pour l'ensemble de la région", a-t-il affirmé.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a estimé dimanche que le temps est compté pour ceux qui soutiennent la Syrie et a appelé à une transition politique pour épargner "une agression catastrophique" pour le pays.

"L'Iran pourrait être une partie de la solution au problème syrien. Il a fourni des suggestions à Kofi Annan", a déclaré M. Abdollahian.

M. Annan est arrivé à Damas dimanche et il doit s'entretenir avec le président syrien pour sa troisième visite dans ce pays. Il a reconnu samedi que son plan avait jusqu'à présent échoué à mettre un terme au conflit qui dure depuis maintenant 16 mois.

"Je crois que les réunions sur la Syrie qui sont organisées dans d'autres pays visent à s'assurer que la crise en Syrie se poursuive. Les Syriens doivent choisir eux mêmes leur propre destin", a ajouté M. Abdollahian.

"L'Iran appuie de tous ses efforts la recherche d'une solution à la crise et aide à la mise en place du plan de réformes de M. Assad", a-t-il ajouté.

L'Iran est le principal allié de la Syrie dans la région à qui il fournit une aide humanitaire et financière.

Depuis le début de la révolte contre le régime syrien en mars 2011, les violences ont fait plus de 17.000 morts en Syrie, dont près des deux-tiers sont des civils non-combattants, selon un dernier bilan de l'OSDH.

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