NOUVELLES

L'exploitation pétrolière revient à la normale dans l'Est libyen

08/07/2012 09:51 EDT | Actualisé 07/09/2012 05:12 EDT

Les infrastructures pétrolières de l'Est libyen ont repris leur fonctionnement habituel dimanche, a indiqué un responsable du secteur, après avoir été perturbées pendant trois jours par des protestataires réclamant davantage de sièges pour l'Est dans la future assemblée libyenne.

"Nous avons recommencé à travailler depuis ce matin dans les terminaux d'Harouj et Al-Sidra. Le fonctionnement est revenu à la normale", a déclaré Miloud Mohamed Ali, un responsable du port de Harouj, au lendemain du premier scrutin national depuis plus de quatre décennies en Libye.

Interrogé au sujet de la reprise du pompage et du chargement de navires pétroliers, il a précisé à l'AFP "tout est revenu à la normale depuis 09H00 ce matin".

Les protestataires réclamaient que les 200 sièges du Congrès général national soient partagés à égalité entre les trois régions composant la Libye: Est (Cyrénaïque), Ouest (Tripolitaine) et Sud (Fezzane).

Les autorités ont préféré partager les sièges en fonction du poids démographique de chaque région, allouant 100 sièges à l'Ouest, 60 à l'Est et 40 au Sud.

"Nous allons continuer nos manifestations jusqu'à samedi soir", avait déclaré samedi, jour du scrutin, un des meneurs de la contestation des élections, Ibrahim al-Jadhran.

"Si les autorités ne revoient pas la répartition des sièges, nous allons envisager d'autres mesures", a averti M. Jadhran sans autre précision.

Un expert libyen du pétrole a minimisé les retombées de cette suspension de production, s'attendant à ce qu'elle ne dure qu'une "courte période".

M. Jadhran a affirmé que son groupe, Wadi Ahmar, n'avait pas de lien avec une faction tribale basée à Benghazi, connue localement sous le nom des "fédéralistes", qui a des revendications similaires et a menacé de boycotter le scrutin de samedi.

L'exploitation pétrolière de l'Est libyen a été perturbée par des groupes armés, qui avaient contraints à la fermeture les sites d'Al-Sedra, Ras Lanouf, Harouj, puis Brega.

La production pétrolière, qui est la principale source de revenus pour les autorités libyennes, se situe autour de 1,55 million de barils par jour, un niveau proche de celui d'avant le conflit de 2011, selon des sources officielles.

jay/hc/cnp/hj

PLUS:afp