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Hollande et Merkel célèbrent 50 ans d'amitié franco-allemande

08/07/2012 07:09 EDT | Actualisé 07/09/2012 05:12 EDT

REIMS, France - Se souvenir du passé pour construire l'avenir. François Hollande et Angela Merkel se sont retrouvés dimanche à Reims (Marne) à l'occasion du 50e anniversaire de la rencontre historique entre le général Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer.

En dépit des petites tensions actuelles entre Paris et Berlin sur la gestion de la crise de la dette dans la zone euro, ce déplacement a été voulu comme l'occasion de célébrer l'amitié de deux pays considérés aujourd'hui comme le moteur de l'Union européenne, eux dont les armées se sont livré trois guerres entre 1870 et 1945.

Après avoir dévoilé une plaque commémorative de la rencontre du 8 juillet 1962, prélude au Traité de l'Élysée du 22 janvier 1963, M. Hollande et Mme Merkel ont assisté à une courte cérémonie en la cathédrale Notre-Dame, avant d'inaugurer une exposition consacrée à cet événement historique au palais du Tau voisin.

Dans un discours prononcé sous une fine pluie sur le parvis de la cathédrale, le président français a estimé que cette amitié «inspire l'Europe».

«Nous ne voulons pas donner la leçon, nous entendons tout simplement montrer l'exemple. Nous ne voulons pas nous imiter l'un l'autre, nous voulons renforcer nos liens pour être plus forts ensemble. D'où la confiance qui doit naître, qui doit renaître à chaque étape.»

Dans un discours plus politique, Angela Merkel a rappelé l'importance de «se serrer les coudes et se souvenir mutuellement», pour mieux souligner dans la foulée: «nous traversons actuellement une grande épreuve que l'Europe doit surmonter», en référence à la crise de la dette.

Pour elle, «l'Union économique et monétaire telle qu'elle a été créée il y a vingt ans n'apparaît pas encore assez forte».

Aussi, «nous devons faire aujourd'hui ce qui ne l'a pas été il y a vingt ans: c'est parachever au niveau politique l'Union économique et monétaire. C'est là sans conteste un travail digne d'Hercule, mais l'Europe en est capable».

Et de conclure, en français: «Vive l'amitié franco-allemande».

François Hollande a par ailleurs commenté la profanation annoncée la veille au soir de 40 tombes de soldats allemands de la Première guerre mondiale dans le cimetière militaire de Saint-Etienne-à-Arnes (Ardennes).

Pour lui, «aucune force obscure, et encore moins la bêtise qui lui prête souvent son concours, ne pourra altérer le mouvement profond de l'amitié franco-allemande».

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