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Grandes manoeuvres de l'armée syrienne

08/07/2012 06:03 EDT | Actualisé 07/09/2012 05:12 EDT

DAMAS, Syrie - L'armée syrienne vient d'entamer des exercices militaires à grande échelle, a annoncé dimanche l'agence officielle SANA.

À l'appui de cette démonstration de force, des tests de missiles ainsi que des manoeuvres terrestres, navales et aériennes apparemment destinés à prouver que le régime de Damas se tient prêt à riposter à toute éventuelle agression.

L'agence de presse officielle syrienne a rapporté dimanche que les manoeuvres avaient commencé la veille par un exercice des forces navales simulant la riposte à une attaque par la mer. L'agence précise que ces simulations doivent durer plusieurs jours.

La Syrie semble ainsi vouloir mettre en garde la communauté internationale contre toute volonté d'intervention militaire dans le conflit dans le pays.

Le ministre syrien de la Défense, Dawood Rahija, a assisté aux opérations et s'est félicité de la «performance exceptionnelle» des forces navales, qui ont démontré «un haut niveau d'entraînement de combat et d'aptitudes à défendre les côtes syriennes contre toute attaque éventuelle.»

Les violences qui continuent de déchirer le pays ont entraîné une accélération des efforts diplomatiques pour trouver une solution à la crise. Certains opposants en Syrie ont exhorté les puissances occidentales à intervenir militairement pour mettre un terme à un conflit qui a fauché la vie de plus de 14 000 personnes, selon des militants.

L'envoyé spécial de l'ONU en Syrie et architecte du plan international de sortie de crise, Kofi Annan, a reconnu, dans une entrevue publiée dans le quotidien Le Monde samedi, que les tentatives de trouver une solution politique à l'escalade de la violence en Syrie avaient échoué.

M. Annan est arrivé dimanche dans la capitale syrienne, Damas, pour des négociations avec le président Bachar Al-Assad, a mentionné son porte-parole Ahmad Fawzi.

Les forces occidentales sont réticentes à l'idée d'une intervention militaire en Syrie, entre autres parce que le conflit syrien risquerait de s'enliser rapidement, contrairement à celui de la Libye, qui s'était soldé par la défaite du défunt leader Mouammar Kadhafi.

Damas peut aussi compter sur une multitude d'alliés, notamment l'Iran et le Hezbollah du Liban, et certains craignent qu'une intervention militaire en Syrie ne se transforme en un conflit élargi dans la région.

Le ministre adjoint iranien aux Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a déclaré que Téhéran ne croyait pas à une intervention étrangère, affirmant que cela causerait un désastre dans la région.

Toute action serait par ailleurs confrontée à la vive opposition de la Chine et de la Russie, qui ont déjà évité à Damas de faire l'objet de pressions diplomatiques accrues.

Le président Al-Assad a déclaré, lors d'une entrevue télévisée avec le diffuseur public de l'Allemagne ARD, qu'il ne démissionnerait pas «face à des défis nationaux». Le média a publié ses propos dimanche après les avoir traduits en allemand.

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