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Un diplomate américain au Caire pour remettre à Morsi un message d'Obama

07/07/2012 12:53 EDT | Actualisé 06/09/2012 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat adjoint américain, William Burns, se trouvait samedi au Caire pour remettre un message du président Barack Obama au nouveau chef de l'Etat égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi, a indiqué samedi l'ambassade des Etats-Unis au Caire.

M. Burns doit rencontrer plusieurs "dirigeants, hommes politiques et représentants de la société civile. Il rencontrera également le président Mohamed Morsi et lui transmettra un message du président américain Barack Obama", a affirmé l'ambassade sur son site internet, sans préciser la teneur de ce message.

Selon l'agence officielle égyptienne Mena, le diplomate américain a rencontré samedi le chef par intérim de l'Eglise copte orthodoxe d'Egypte, l'évêque Pachomius. Les Coptes, ou chrétiens d'Egypte, représentent de 6 à 10% des 82 millions d'Egyptiens selon les estimations.

"Après les discussions, le responsable américain a dit que son pays soutenait le respect des droits de l'Homme, y compris les droits des minorités religieuses et des femmes", selon la Mena.

"Respecter les droits de l'Homme est la meilleure manière d'assurer un avenir brillant aux Egyptiens", a affirmé M. Burns, cité par l'agence, en ajoutant que les Etats-Unis feraient leur possible "pour aider le peuple égyptien à réaliser cet objectif".

L'évêque a de son côté indiqué que l'Eglise réclamait un Etat civil, c'est-à-dire non religieux, et qu'il avait discuté avec le diplomate américain de la commission chargée de la rédaction de la future Constitution égyptienne.

M. Burns, dont la visite se termine dimanche, précède la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, attendue en Egypte le 14 juillet "pour exprimer le soutien des Etats-Unis à la transition démocratique et au développement économique de l'Egypte".

Les Etats-Unis abordent avec prudence l'élection de M. Morsi, premier président égyptien islamiste et non issu des rangs de l'armée, se disant soulagés par ses promesses d'unité nationale mais craignant que les relations avec cet Etat arabe clé ne soient plus compliquées qu'avant la chute d'Hosni Moubarak en 2011.

iba/cco

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