Timber Timbre au Festival de jazz : une prestation qui laisse sans mots (PHOTOS)

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Sombre, mais éblouissant. Voici un contraste qui peut très bien décrire la performance du groupe folk-blues-rock montréalais ce soir, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Une ambiance lugubre et mystérieuse certes, mais une prestation musicalement surprenante… Le groupe qui en était à sa première présence au festival, tentait aussi une première pour leur tournée. Avec plus de musiciens sur scène (Six au lieu de trois), Timber Timbre a donc proposé aux fans présents au Théâtre Maisonneuve une version plus dense, plus enveloppée de leur spectacle habituel.

Les fans ont d’abord pu applaudir Bad Ritual. Déjà, le morceau donnait le ton à la soirée, le public a été transporté dans un film à suspense, se demandant toujours quelles directions allaient prendre chacune des pièces interprétées. Mika Posen s’imposait progressivement au violon avec en finale de chanson quelques coups saccadés. Toute l’attention était sur elle. Le groupe a ensuite enchaîné avec la chanson titre de l’album Creep on Creepin’ on, suivie de Too old to Die. I Get Low, Black Water (avec une douce introduction) et Lonesome Hunter ont aussi été jouées plus tard. La foule semblait obnubilée ; tous demeuraient extrêmement silencieux, observateurs des moindres détails.

Ceux qui avaient vu Timber Timbre dans des concerts passés ont peut-être trouvé que la formation se dévoilait davantage ce soir. Vrai. Le spectacle a évolué au fil des derniers mois. Ceux qui se plaignaient de ne pas voir leur profil ont pu apercevoir à quelques moments, leur visage, leur sourire… Taylor Kirk discutait davantage avec l’assistance. Malgré la grandeur de la salle, on aurait dit que le concert était plutôt intimiste. « I’m having an O.K time… Nah ! Fuck*** best time », a lancé le chanteur avant d’offrir au public Woman, l’un des moments les plus poignants de la soirée.

De belles surprises en tournée

Le trio folk-rock-blues a voyagé énormément au cours des derniers mois ; assurant la première partie de Feist et Meat Muppets aux Etats-Unis, mais aussi de Laura Marling en Europe. «Je dirais qu’il y a eu une belle réceptivité provenant des Etats-Unis et de la France entre autres ! On est bien surpris…surtout pour la France ! On ne s’attendait pas à ça, et il y a même disons un petit buzz autour de la chanson Demon Host, alors qu’ici et bien ce sont d’autres chansons qui sont plus populaires », expliquait Simon Trottier, le guitariste du groupe en entrevue.

Timber Timbre signe la trame sonore de Foxfire

S’il est un projet que de retourner en studio pour l’enregistrement d’un prochain album dans quelques mois, les membres de Timber Timbre ont d’autres chats à fouetter pour le moment. Le groupe a signé la trame sonore du dernier film du réalisateur et scénariste français Laurent Cantet (Entre les murs), Foxfire qui sortira en France le 26 septembre prochain. Ce projet instrumental a d’ailleurs permis à tous les membres de s’intégrer à la création musicale, alors qu’en temps normal, Taylor prend davantage le lead vu qu’il est le parolier du groupe.

Toujours sur le plan cinématographique, le trio est en grand processus de création pour la musique d’un film d’horreur. Ne pouvant dévoiler aucun détail sur le sujet, Simon a seulement pu commenter l’excitation du groupe sur le projet. «On est vraiment contents, surtout qu’un film d’horreur, ça se colle quand même bien à la musique qu’on fait ! ».

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