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Mali/gouvernement d'union: meeting à Bamako contre le sommet de Ouagadougou

07/07/2012 10:51 EDT | Actualisé 06/09/2012 05:12 EDT

Des partisans du coup d'Etat du 22 mars ont protesté samedi, lors d'un meeting à Bamako, contre le sommet ouest-africain de Ouagadougou destiné à trouver un gouvernement d'union nationale au Mali dont le nord est occupé par des groupes armés, surtout islamistes.

Quelque cinq cents personnes, selon les organisateurs, ont participé à ce meeting à l'initiative de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) et du Mouvement populaire du 22 mars (MP22), deux organisations favorables au coup d'Etat du 22 mars au Mali.

La police a estimé à deux cent cinquante le nombre de personnes présentes à cette réunion tenue dans un stade de la capitale malienne.

"Ce meeting est une protestation contre la rencontre organisée (samedi à Ouagadougou) par la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest). Nous entendons lui faire comprendre que le Mali est un pays souverain et que le gouvernement d'union nationale dont elle parle doit être fait au Mali", a déclaré à l'AFP Nouhoum Keita, un responsable de la Copam.

"Les 14, 15 et 16 juillet, nous allons organiser une convention nationale pour trouver la solution à la crise malienne au niveau national", a affirmé M. Keita.

Le président burkinabè, Blaise Comparé, médiateur ouest-africain dans la crise malienne et cinq autres chefs d'Etat de la région discutent samedi à Ouagadougou avec les "forces vives" du Mali pour installer un gouvernement d'union à Bamako apte à affronter la crise dans le Nord mais en l'absence des autorités de transition dont le président Dioncounda Traoré et le Premier ministre Cheik Modibo Diarra.

Des représentants de la classe politique, des communautés religieuses et des syndicats, notamment, sont présents à Ouagadougou.

Les islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont désormais les maîtres du jeu dans le Nord du Mali après avoir mis en déroute les rebelles touareg qui avaient lancé l'offensive en janvier contre l'armée malienne.

Ces islamistes ont choqué le monde entier en détruisant des lieux saints musulmans à Tombouctou (nord-ouest), mythique "perle du désert" classée par l'Unesco patrimoine mondial en péril, tandis que la situation humanitaire devient chaque jour plus difficile (violences contre les femmes et les enfants notamment, problèmes d'eau et d'électricité, etc.).

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