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Grèce: le gouvernement priorise la privatisation des biens de l'État

07/07/2012 09:11 EDT | Actualisé 06/09/2012 05:12 EDT

ATHÈNES, Grèce - Le gouvernement de coalition tripartite de la Grèce tentera de sortir l'économie nationale d'une profonde récession en encourageant les investissements privés et en faisant de la privatisation sa «grande priorité», a déclaré samedi le ministre des Finances, Yannis Stournaras.

Lors d'un discours au Parlement dans le cadre du deuxième jour de débat sur la nouvelle plateforme politique gouvernementale, M. Stournaras a déclaré que le programme de privatisation visait à attirer d'importants capitaux internationaux qui seront principalement investis dans le développement des propriétés et dans les infrastructures.

Selon lui, le gouvernement entend procéder à 28 privatisations, dont les sociétés d'État s'occupant du gaz naturel, de la distribution d'eau et des agences de paris. Il compte aussi céder au secteur privé le développement de l'ancien aéroport d'Athènes, d'autres aéroports, des marinas, des chemins de fer nationaux, en plus de la vente et de la location de 28 propriétés d'État. La privatisation de l'entreprise étatique de distribution d'énergie viendra plus tard, a dit le ministre.

Plus tôt, le chef du principal parti d'opposition avait accusé cette coalition de vouloir vendre les ressources grecques et les sociétés d'État à rabais.

Alexis Tsipras, chef de la coalition du parti de gauche radical Syriza, a plutôt proposé un moratoire sur le paiement de la dette nationale, jusqu'à ce que l'économie du pays, plongée dans une profonde récession, renoue avec la croissance. Il prédit que son parti prendra bientôt le pouvoir à la suite de l'échec de la coalition gouvernementale. S'il dirigeait le gouvernement, dit-il, il règlerait les problèmes financiers en taxant les riches et en s'en prenant à l'évasion fiscale.

Evangelos Venizelos, le chef socialiste et ancien ministre des Finances dont le parti est membre de la coalition, a ridiculisé l'idée de moratoire, affirmant que cela équivalait à déclarer faillite.

Le Parlement nouvellement élu devait tenir un vote de confiance envers le gouvernement à minuit, dimanche.

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