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GP de Grande-Bretagne - Derek Warwick (BRDC): conditions météo "extrêmes"

07/07/2012 07:45 EDT | Actualisé 06/09/2012 05:12 EDT

L'ex-pilote Derek Warwick, président du British Racing Drivers Club (BRDC) qui possède le circuit de Silverstone, a évoqué pour l'AFP les conditions météo "extrêmes" qui perturbent l'organisation du Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule 1 depuis vendredi.

Q: Pour quelle raison avez-vous incité les spectateurs à ne pas venir samedi?

R: "Je ne sais pas si nous avons une assurance couvrant le remboursement éventuel des places, je pense que oui, mais ce qui est le plus important c'est de donner aux spectateurs la meilleure chance possible d'assister à la course de dimanche, c'est notre seule préoccupation. Nous recommandons surtout aux gens de venir dimanche car il y aura une très belle course".

Q: La taille gigantesque de Silverstone, après les travaux récents, rend-elle un Grand Prix plus difficile à gérer dans ces conditions?

R: "Il y a des conditions météo extrêmes et beaucoup d'autres événements sont touchés. Ascot (ndlr: le célèbre champ de courses anglais) a dû fermer 70% de ses parkings vendredi. Le week-end dernier, aux Etats-Unis, Tiger Woods a joué devant zéro spectateur car il y avait une menace d'ouragan. Ce sont des choses qui arrivent et que nous ne pouvons pas contrôler".

Q: Quel sera l'impact de la météo sur l'affluence?

R: "Nous espérons avoir plus de 250.000 spectateurs ce week-end (ndlr: contre plus de 300.000 l'an dernier), dont plus de 100.000 dimanche (ndlr: 120.000 en 2011). Nous avons travaillé très dur pour donner aux fans une expérience plaisante, nous avons dépensé beaucoup d'argent pour construire des talus, surélever des tribunes, pour que la vue des fans sur la piste soit vraiment meilleure. Et j'espère qu'ils se souviendront aussi de l'an dernier quand ils réserveront pour l'année prochaine".

Q: Est-ce excitant de présider le BRDC?

R: "Aujourd'hui non, mais en général je suis très fier d'être le président d'un des meilleurs clubs de course au monde, après cinq ans passés au conseil d'administration, c'est un honneur dont je me souviendrai longtemps. Le BRDC possède Silverstone, et en dessous de notre conseil d'administration il y a une société qui gère le site toute l'année. Nous décidons s'il faut investir, combien investir, et je défends aussi les intérêts des membres. C'est difficile, car la F1 nous coûte très cher, mais nous sommes l'un des rares circuits indépendants dans le monde à organiser un tel événement, et nous sommes invités dans le monde entier, en Inde ou à Abu Dhabi, pour faire profiter d'autres organisateurs de notre expertise".

Q: Y avait-il beaucoup de candidats pour ce poste?

R: "Pas vraiment, il y a un choix naturel, évident, qui se présente. Quand Sir Jackie (Stewart, le triple champion du monde de F1) a décidé de prendre du recul, il a demandé à Damon Hill (champion du monde en 1996) de lui succéder. Quand Damon s'est arrêté (ndlr: après avoir négocié un nouveau contrat avec Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1), il a prévenu le +Board+ et tout le monde s'est retourné vers moi. C'est difficile, parce que si on fait bien son boulot, c'est normal, et si on le fait moins bien on se fait critiquer. Il n'y a pas de durée spécifique, ça peut changer au bout de deux ans, cinq ans, ou durer toute ma vie".

Q: Le nouveau Silverstone est-il plus attractif aujourd'hui pour un investisseur, en temps de crise?

R: "Bien sûr, car nous avons fait le travail le plus dur. Nous avons pris des risques, obtenu des permis de construire pour des hôtels, de nouvelles tribunes, un musée, une piste de kart, et nous avons d'autres grands projets pour l'avenir".

Propos recueillis par Daniel ORTELLI

dlo/gv

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